NETTALI.COM – Hope Hicks, dont l’annonce de la contamination au nouveau coronavirus a précédé de quelques heures celle du président des Etats-Unis, a réussi très jeune à intégrer le cercle rapproché de Donald Trump.

L’élégante femme de 31 ans n’en avait que 28 lorsqu’elle est devenue directrice de la communication de la Maison Blanche, en septembre 2017.

Même si ce poste est traditionnellement moins exposé que celui de porte-parole, il s’agissait pour cette ancienne mannequin d’une consécration, couronnant un essor météorique.

Moins de six mois après, Hope Hicks annonçait soudainement quitter cette fonction prestigieuse pour rejoindre le groupe Fox, maison-mère de la chaîne Fox News. Puis, deux ans plus tard, Mme Hicks a fait son retour au siège de l’exécutif américain, en tant que conseillère du président.

– “Hopie” –

Fait notable, jamais Donald Trump n’a émis la moindre réserve à son égard, lui qui s’embarrasse rarement de scrupules quand il s’agit de critiquer l’action de ses collaborateurs. Il aurait même des surnoms affectueux pour la brunette: “Hopester” ou encore “Hopie”.

Ayant grandi dans l’Etat du Connecticut, voisin de New York, Mme Hicks a su gagner l’oreille du magnat de l’immobilier en travaillant pour la Trump Organization, dans la célèbre tour Trump à Manhattan.

Elle a notamment oeuvré au développement de la ligne de mode lancée par Ivanka Trump, la fille préférée du président. Hope Hicks a même posé dans le catalogue en ligne d’Ivanka.

Mais la professionnelle, issue d’un milieu aisé et dont le père avait occupé de hautes responsabilités dans le secteur des relations publiques, a vite pris ses marques.

Au point de se voir proposer –ordonner, ont dit certain– par M. Trump de devenir son attachée de presse. Une fonction assumée sous de précédents mandats par des responsables nettement plus diplômes ou qualifiés qu’elle, qui est sortie d’une université de rang moyen, la Southern Methodist University.

Mme Hicks a notamment assumé le rôle sensible du dernier “filtre” avant l’envoi de tweets du milliardaire, qui les dictait parfois à sa protégée de façon instinctive, à charge pour elle de les reformuler.

– De tous les voyages –

“Hope est exceptionnelle”, avait plus tard loué le président américain. “Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu’un de bien.”

Discrète dans les médias, refusant les demandes d’interviews mais influente en coulisses, elle a un jour reconnu que son travail à la Maison Blanche l’avait poussée à dire des “mensonges innocents”.

On la crédite d’avoir défendu une stratégie électoralement payante pour son mentor, consistant à laisser “Trump être Trump”.

C’est au nom de cette idée que le président a tenu ces derniers mois des conférences de presse quasi-quotidiennes, censées être centrées sur le coronavirus mais lui offrant l’occasion de laisser libre cours à sa parole décousue, appréciée par sa base électorale.

Hope Hicks s’est rendue mardi avec Donald Trump à Cleveland, dans l’Ohio, pour participer au débat face à Joe Biden. Elle a également voyagé avec lui mercredi lorsqu’il s’est rendu dans le Minnesota pour un meeting de campagne.

Sur le plan privé, Hope Hicks a été liée sentimentalement avec Rob Porter, un collaborateur de M. Trump qui avait été forcé de démissionner de la Maison Blanche après avoir été accusé de violences par ses anciennes épouses.

Avec AFP