NETTALI. COM- L’Association des professionnels de la presse en ligne ( Appel) est dans tous ses états à cause de la violence policière dont a été victime une camerawoman de Dakaractu. Dans une lettre de protestation, la structure dirigée par Ibrahima Lissa Faye interpelle le ministre de l’Intérieur.

Les cas d’agression contre les journalistes par les policiers sont devenus monnaies courantes. Ces forces de sécurité, qui sont censées protéger les professionnels des médias les attaquent, les tabassent et les agressent. La dernière victime des bavures policières est la camerawoman de Dakaractu, Adja Ndiaye. Elle a été prise à partie par une demi-douzaine de policiers qui l’ont menottée, embarquée dans la fourgonnette avant de la rouer de coups. L’état de santé de la camerawoman s’est beaucoup dégradé particulièrement, plongeant sa famille, ses proches et les membres de sa rédaction dans l’inquiétude.

A cet effet, l’Association des professionnels de la presse en ligne dirigée par Ibrahima Lissa Faye, interpelle le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye pour dénoncer ces actes. « Le secteur des médias espère une sanction exemplaire afin que les agressions contre les journalistes et techniciens cessent », lit-on dans la lettre protestation. Qui rappelle, par ailleurs, le rôle de chacune des parties parce que journalistes et policiers partagent très souvent le terrain.

A cet effet, APPEL propose la mise en place d’un cadre qui permettra à la hiérarchie de la Police nationale et aux responsables de rédactions, de s’accorder sur les voies et moyens d’éviter ces heurts récurrents et qui portent atteinte à l’image du Sénégal au niveau international.

Les Editeurs de la presse en ligne comptent ainsi se joindre à toute action initiée par la Direction de Dakaractu ou les autres entités des médias.