NETTALI.COM – L’histoire de tentative de vol de voiture suivie d’une bastonnade à mort à Petit Mbao  connaît un rebondissement. Le présumé voleur du nom d’Ibrahima Touré,  violemment bastonné avant d’être livré à la gendarmerie de la Zone Franche Industrielle, a succombé à ses blessures après une première évacuation à l’hôpital de Pikine par les sapeurs-pompiers. La gendarmerie qui a ouvert une enquête a arrêté et placé en garde à vue deux membres de la garde rapprochée d’Eumeu Séne.

Ils sont arrêtés pour sévices corporels ayant entraîné la mort de Ibrahima Touré. Ce dernier, avec sa bande, tentait de voler le véhicule de l’ex-roi des arènes, Eumeu Sène.  Livré à la gendarmerie de la Zone Franche Industrielle, après avoir reçu des soins intensifs à l’hôpital Pikine situé dans le camp militaire de Thiaroye, Ibrahima Touré a finalement succombé à ses blessures.

Selon nos sources, pendant plusieurs jours, les voleurs avaient rôdé autour du domicile de Eumeu Séne jusque dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 02 juillet 2020. Ils ont finalement jeté leur dévolu sur un véhicule haut de gamme de type Range Rover appartenant au lutteur et ont tenté de s’en emparer.

Le jour des faits, ils ont été freinés par le système de verrouillage du véhicule, un système de sécurité qui empêche tout accès à l’intérieur. Mais les voleurs n’ont pas abandonné pour autant. Ils vont ainsi faire sauter l’une des vitres du véhicule pour permettre à l’un d’eux d’accéder à l’intérieur et tenter de le mettre en marche. Pendant que l’intrus s’affaire dans le véhicule, ses trois complices font le guet.

Ils ignoraient toutefois qu’en faisant voler en éclats l’une des vitres du véhicule avec beaucoup d’agilité, le bruit avait alerté des éléments du comité de vigilance local qui toutes les nuits, parcourent les rues de Petit Mbao pour traquer les indésirables voleurs ou agresseurs.

Lorsqu’ils se sont approchés du véhicule, les vigiles ont surpris l’intrus coincé à l’intérieur. Ses trois complices éblouis par les   faisceaux des lampes torches détenues par les vigiles ont préféré quitter les lieux sans attendre. Tout le contraire de Ibrahima Touré pris au piège et qui n’a eu d’autre alternative que d’engager la bagarre pour se tirer d’affaire. Hélas, l’exercice n’était pas facile. Desservi par le rapport des forces qui ne lui était pas favorable, Ibrahima Touré est vite maîtrisé.

Les choses vont malheureusement se gâter pour le présumé voleur, lorsque des membres de l’écurie Tay Shinger arrivent sur les lieux et découvrent que le véhicule ciblé par Ibrahima Touré et ses complices en fuite, est celui de la tête de file de l’écurie.

Arraché des mains des vigiles, le pauvre Ibrahima Touré va subir une bastonnade en règle.  Très mal en point, Ibrahima Touré est alors acheminé à la gendarmerie de la Zone Franche Industrielle où les pandores constatent, ahuris, l’état déplorable dans lequel se trouve le voleur. Très vite, ils réquisitionnent des sapeurs-pompiers qui procèdent à l’évacuation du présumé voleur à l’hôpital de Pikine sis dans le camp militaire de Thiaroye. Pris en charge par les blouses blanches sous la surveillance étroite d’un gendarme-accompagnateur, Ibrahima Touré est alors soumis à des soins intensifs avant d’être remis aux environs de 16 heures aux sapeurs-pompiers et reconduit à la brigade de gendarmerie de la Zone Franche Industrielle.

Au cours des auditions, Ibrahima Touré encore très mal en point, pique une crise et succombe avant l’arrivée des secours appelés en urgence par les gendarmes. «Il a succombé aux environs de 17 heures 30 minutes», lit-on dans le communiqué n° 061/2 sorti par le haut commandant de la gendarmerie nationale qui à l’occasion, a également présenté «ses sincères condoléances à la famille du défunt».

Après le constat de la mort d’Ibrahima Touré, l’enquête ouverte pour faire la lumière a démarré avec l’audition des membres du comité de vigilance de Petit Mbao. Tous ont pointé du doigt deux éléments du camp du lutteur qui ont été immédiatement convoqués et entendus par les enquêteurs. Ils ont ensuite été ensuite placés en garde à vue.