NETTALI. COM- Lors de son face à face cet après midi avec le Doyen des Juges, Cheikh Yérim et les deux filles ont été inculpés pour complicité d’avortement clandestin et placés sous contrôle judiciaire. Quant à celui qui est présenté comme l’infirmier qui aurait pratiqué l’avortement, il a été placé sous mandat de dépôt. 

Déféré ce mercredi 24 juin au parquet, le dossier de Cheikh Yérim Seck et cie a été confié au Doyen des juges. Contrairement à l’affaire Batiplus où le procureur avait requis le mandat de dépôt, Serigne Bassirou Guèye a cette fois ci demandé le contrôle judiciaire. Il a ainsi été suivi par le magistrat instructeur et non moins Doyen des juges, Samba Sall.  Celui qui est présenté comme l’infirmier ayant pratiqué l’avortement, a eu moins de chance, il a été envoyé à Rebeuss.

Cité dans une affaire d’avortement, Cheikh Yérim Seck a été déféré, ce mercredi matin, suite à une convocation à la Section de recherches de la gendarmerie où il a eu à répondre au feu roulant des questions des hommes en bleu. Le patron de Yérimpost y était en compagnie de trois personnes : la fille qu’on l’accuse d’avoir engrossée et aidée à avorter, l’amie de cette dernière et l’infirmier qui aurait interrompu la grossesse.

Seulement, dans cette affaire Cheikh Yérim a clamé son innocence. Aux questions des hommes du commandant Abdou Mbengue, il a invoqué, selon des sources du journal EnQuête, le piratage de son téléphone où était gardée une conversation par messages avec une fille, N. Thiam (qui serait engrossée par Cheikh Yérim Seck). Dans la conversation suspecte, N. Thiam demandait à l’ancien journaliste de «Jeune Afrique» la somme 200 000 F Cfa. «Pour se faire avorter», prétend l’accusation. Face aux enquêteurs, Cheikh Yérim Seck a expliqué qu’il ignorait totalement pourquoi elle avait besoin de cet argent. Il a ajouté avoir effectivement remis les 200.000 F Cfa à la fille.

Contrairement à des accusations selon lesquelles, la fille est mineure, il n’ a pas aussi manqué de relever que N. Thiam est âgée de 29 ans, même s’il conteste formellement l’avoir engrossée. Selon l’accusation, la vérité est que Cheikh Yérim Seck a remis les 200 000 F Cfa à une de ses amies du nom de Khadija, afin qu’elle les remette à N. Thiam, dans le but de se faire avorter.

Pour rappel, en 2012, l’administrateur général de « Yerimpost» avait déjà été condamné dans une affaire de mœurs, à trois ans de prison ferme pour viol contre l’étudiante Ndéye Aïssatou Tall, la fille du magistrat Boubou Tall, à l’époque directeur l’Observatoire national des lieux de privation de liberté.