NETTALI.COM – L a Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Amnesty International/ Sénégal ont, dans un communiqué conjoint, condamné les actes de violence perpétrés par un agent de sécurité de proximité (ASP) contre le boulanger Bassirou Seck. C’était le 25 mai dernier au quartier Keur Goumack, à Diourbel.

Les signataires de la note rappellent que “selon des témoins interrogés par nos organisations, Bassirou Seck, 20 ans, qui gère la boulangerie Wa Keur Serigne Touba, était debout devant la porte, quand il a été violemment attaqué et battu par un agent de sécurité de proximité, en présence d’agents de la police nationale en poste au commissariat urbain de Diourbel, sous l’autorité desquels il opérait. La police l’a ensuite placé en garde à vue et présenté au procureur le mercredi 27 mai qui l’a placé sous mandat de dépôt’’.

Les organisations de Droits de l’homme déplorent toutefois que depuis l’instauration de l’état d’urgence, la justice ait décidé de confier les enquêtes au même commissariat dont les agents sont mis en cause dans la commission des actes de violence. “De telles enquêtes, qui ne remplissent pas les critères d’impartialité requis, permettent à la police de mettre hors de cause ses agents et d’imputer des charges suffisantes aux victimes pour s’assurer de leur condamnation’’, regrettent les signataires du document. Les organisations rappellent ainsi au parquet l’obligation qui lui incombe, en vertu de la convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements “cruels, inhumains ou dégradants dont l’Etat du Sénégal est partie, d’enquêter et de poursuivre les auteurs d’actes de torture, même en l’absence de plainte de la victime’’.