NETTALI.COM- Les voyagistes privés ne comprennent leur non-prise en charge dans le programme de économique et social. L’entité qui les réunit, notamment le  Regroupement national des organisateurs privés du Hadj et de la Umrah au Sénégal (Renophus) le dénonce et sollicite l’intégration du secteur du pèlerinage.

Dans un communiqué,  le  Regroupement national des organisateurs privés du Hajj et de la Umrah au Sénégal (Renophus) souligne que le secteur du pèlerinage est le premier secteur impacté par le covid 19.

En effet, la structure rappelle que, c’est à la date du 11 mars 2020, lors de l’inauguration de l’école Elhadj Bibi Ndiaye, que le président de la République a demandé à ce que toutes les opérations liées au pèlerinage soient suspendues ». Cette même demande, informe toujours la source, a été reformulée par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le 13 mars 2020, en compagnie des ministres de l’Intérieur, de la Santé et de l’Action sociale ainsi que de l’Ambassadeur de l’Arabie saoudite et de tous les acteurs du pèlerinage ».

Or, se désolent les voyagistes privés, « le pèlerinage étant une activité limitée dans le temps et ne pouvant être délocalisé, sa suspension réduit à néant, les ressources annuelles de tous les organisateurs privés, sans pour autant annuler les charges des acteurs ».

C’est pourquoi, le Renophus sollicite la prise en charge du secteur du pèlerinage dans le programme de résilience économique et social afin que les voyagistes privés puissent continuer sereinement à exercer leur noble mission.

En fait, selon la chargée de communication et membre du Renophus qui regroupe 240 organisations spécialisées dans le hajj et la Oumra, ils ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer. Parce qu’argue Hourèye Thiam Preira, « n’étant inclues nulle part dans la stratégie d’accompagnement et d’assistance de l’Etat, nous faisons du tourisme religieux et diplomatique,  mais aujourd’hui, malheureusement, nous ne  sommes ni pris en charge par le ministère du Tourisme, ni celui des Affaires étrangères dans la stratégie d’accompagnement des secteurs touchés, alors que nos principales activités sont réduites à néant et les dépenses engagées continuent ».

Côté bilan, se plaint-t-elle, « nous subissons des pertes depuis début mars, avec l’annulation de la Oumrah et aujourd’hui, nous sommes désemparés car il n’y a ni Hajj ni Oumrah alors que nos charges demeurent et nous ne voyons même pas d’interlocuteurs ».

Face à cette situation, Renophus révèle avoir adressé une lettre aux ministres des Affaires étrangères et son à collègue de l’Economie pour aider « ces pères et mères de familles qui, pour la plupart n’ont que le Hajj et la Oumrah comme activités et qui sont désemparés actuellement ».