NETTALI. COM- La représentante de l’Unicef veut une meilleure protection des enfants en cette période de pandémie du Covid-19. Sinon, alerte Silvia Danailov, cette crise sanitaire va se transformer en crise des droits de l’enfant.

« Le monde est en face de la plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le monde est en guerre contre le Covid-19 » ! Telle est la déclaration de Silvia Danailov, représentante de l’Unicef au Sénégal qui était devant le Jury du dimanche. Selon elle, la pandémie du Coronavirus est une crise sanitaire qui risque de se transformer en crise des droits de l’enfant si on n’agit pas immédiatement.

A l’en croire, les enfants sont vulnérables parce que cette crise bouleverse leur vie. « Au niveau de l’impact direct, fort heureusement, ils ont un taux d’infection, jusque-là, faible. Pour l’instant, moins de 2% des enfants sont impactés directement. La plupart d’entre eux ont des symptômes pas graves. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas impactés par cette crise », indique-t-elle.

Poursuivant, elle a cité les secteurs pour lesquels l’Unicef nourrit des préoccupations par rapport à la situation des enfants. Il s’agit notamment de l’accès à la santé pour les enfants. A son avis, il faut garantir aux enfants l’accès aux produits de prévention contre le Covid-19 et aux soins de santé. « Les vaccins tests annoncés pourraient dissuader certaines familles à aller vacciner leurs enfants contre des maladies déjà connues, comme la rougeole, le paludisme, qui sont des vaccins connus, homologués. C’est vraiment une question de communication et de donner le bon message à certaines familles. Il ne faut pas cesser ces vaccins. Si c’est le cas, il y aura des causes dramatiques chez les enfants », a-t-elle fait savoir.

L’autre domaine concerne la communication sur les bonnes pratiques pour qu’il y ait plus d’hygiène au sein des communautés. Concernant ce volet, elle pense qu’il y a toute une mobilisation citoyenne au Sénégal sur les bonnes pratiques barrières pour empêcher la propagation du virus.