NETALI.COM – Lors de son adresse à la Nation, le 3 avril 2020, le chef d’Etat annonçait une batterie de mesures, dont l’une porte sur la gratuité de l’eau pour un bimestre, visant à renforcer la résilience des Sénégalais dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, sous nos cieux. Donnant corps à sa volonté, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a exposé les modalités de mise en œuvre de cette décision.  

Après que le chef de l’Etat a décidé de la gratuité de l’eau pour un bimestre, le ministre compétent, lors d’un point de presse qu’il a animé lundi, conjointement avec son collègue du Pétrole et des Energies, a expliqué les modalités de mise en œuvre de cette mesure à haute portée sociale.

« La facturation de l’eau, dit Serigne Mbaye Thiam, se fait par bimestre selon les secteurs (secteurs pairs et secteurs impairs), il y a les secteurs qui sont facturés et dont le relevé se fait au premier mois et ceux dont le relevé se fait au deuxième mois. En ce qui concerne le premier bimestre pour les clients du secteur 1, la facture a été déjà émise  et la date limite de paiement c’est le 15 avril. Pour les clients du secteur 2, les factures vont être relevées à partir du 7 avril  2020. Pour ces clients, le montant de l’avoir  correspondant à la consommation de 20m³, équivalant à 20 mille litres d’eau, ce montant  d’avoir va figurer sur les factures à émettre. Les clients pour lesquels le montant de la facture a été déjà émise, le montant de l’avoir  va figurer sur la prochaine facture qui sera émise au mois de Mai, payable vers le 15 Juin ».

Serigne Mbaye Thiam, interpellé sur la part spécifiquement dédiée au monde rural, a insisté sur le caractère inclusif de cette mesure, précisant qu’il y a environ 3,300 milliards de francs CFA décaissés au profit de 720.000 ménages du Sénégal des profondeurs.

Sous ce rapport, il a relevé les obstacles pour  déterminer la grille de facturation chez les abonnés du monde rural. En clair, juge-t-il, « il y a une disparité d’intervenants dans les méthodes de gestion. Ce qui pose la difficulté de pouvoir assurer la traçabilité des montants annoncés jusqu’au niveau des clients ».