NETTALI. COM- La décision du ministère de la Santé de tenir l’assemblée générale de l’Ordre des médecins, le 25 janvier prochain, au siège dudit ministère divise Abdoulaye Diouf Sarr et les syndicalistes.

Le ton monte d’un cran, entre les blouses blanches et la tutelle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Abdoulaye Diouf Sarr risque de se mettre à dos toute la corporation, à cause de l’organisation des élections de l’ordre.

EnQuête rapporte que plusieurs associations de professionnels disent se mobiliser comme un seul homme pour faire face à ce qu’elles considèrent comme une forfaiture.

Ainsi, l’Association des femmes médecins, le Syndicat des médecins privés, le Sames, le Comes (regroupant les Des), les internes, l’Acps et l’Inter-ordres affinent leur stratégie pour soutenir l’ordre dans son bras de fer avec le ministère de tutelle.

Mieux, lesdites organisations donnent rendez-vous à la presse, aujourd’hui, pour élever le ton.

En fait, les blouses blanches accusent les services de Diouf Sarr de fourrer leur nez dans une affaire qui ne les concernent pas du tout, en voulant, coûte que coûte, organiser les élections de renouvellement de ladite instance. Ils invoquent, pour étayer leurs propos, une violation de la loi 66-09 sur l’Ordre des médecins.

Du côté de la tutelle, on campe toujours sur sa position de tenir ladite assemblée, le 25 janvier prochain, au siège du ministère.

Un communiqué précisait que les élections seront organisées par une commission nommée à cet effet par décret présidentiel n°2019-1727 du 15 octobre 2019.

Mais, à en croire les médecins, la loi 66-09 prévoit qu’aucune décision concernant l’ordre ne peut être prise sans l’avis du conseil. Ils estiment ainsi que le renouvellement intégral pourrait déstabiliser l’ordre et n’a aucun fondement juridique (cf. décret de nomination de la commission pour un renouvellement partiel).

D’autant plus que le vote par listes serait un précédent dangereux (malgré le décret de 1973 qui n’a jamais été appliqué).

Ainsi, les appels au boycott fusent de toutes parts, menés par les véritables organisations professionnelles connues dans le secteur.