NETTALI.COM – Déféré mercredi, le coordonnateur du mouvement “France Dégage” a fait l’objet d’un second retour de parquet. Le Forum du justiciable qui dénonce son arrestation, exige sa libération.

Guy Marius Sagna n’a pas est encore été présenté au procureur. Il a fait l’objet d’un second retour de parquet. D’après son avocat Me Moussa Sarr, son client a été reconduit à la Section de recherches de la gendarmerie pour enquête complémentaire sur un autre post portant sur l’économie et la présence des militaires français au Sénégal.

Pour autant, Guy Marius Sagna n’est pas encore édifié sur les infractions qu’on lui reproche. “Son conseil soutient qu’il est toujours dans un flou total. Aucune infraction ne lui a pas été notifiée jusqu’à présent. Seul le maitre des poursuites pourra nous édifier. Espérons qu’il sera libéré dès lors qu’aucune infraction n’est retenue contre lui“, confie-t-il.

Pour rappel, Guy Marius a été cueilli chez lui mardi, suite à des posts qu’il avait faits sur Facebook pour s’en prendre aux autorités qui se soignent à l’étranger. C’est pourquoi le Forum du justiciable dénonce son arrestation et demande sa libération.

En l’absence d’éléments constitutifs d’une quelconque infraction notamment l’élément légal, le Forum du justiciable demande solennellement la libération sans délai de Monsieur Guy Marius Sagna” , déclare le bureau exécutif dans un communiqué.

En fait, l’organisation de juristes rappelle, que, conformément aux conventions internationales et au code pénal sénégalais : « Nul crime, nul délit, nulle contravention ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prévues par la loi ou le règlement avant qu’ils fussent commis ». Autrement dit aucun citoyen sénégalais ne peut être poursuivi pour des faits qui n’ont pas été expressément prévus par la loi.

Pour le Fj, le fait que l’activiste soit arrêté sans aucune notification des motifs de son interpellation, laisse apparaître que cette arrestation ne repose sur aucune base légale. Ce qu’il qualifie de fait inadmissible et qui relève à la limite d’une détention purement arbitraire.