NETTALI.COM – Dans sa publication du jour, le quotidien « Libération » a enfoncé Abdoul Mbaye qui arguait qu’il y avait 250 millions de F Cfa dans les comptes de l’ancien président tchadien à la Biao.
« Pour justifier l’ouverture de comptes, l’argumentaire principal d’Abdoul Mbaye a été de dire qu’à l’époque Habré ne faisait l’objet d’aucune poursuite. Soit.
Mais ce que l’ancien premier ministre a oublié de signaler c’est que cette collaboration, avec Hisséne Habré, s’est aussi poursuivie à la… Banque sénégalo tunisienne (Bst).
En clair en posant ses valises à la Bst, le président de l’ACT avait amené dans ses… caisses ses clients », rappelle le journal.
Avant de préciser : « Alors qu’Hisséne Habré était en détention provisoire dès novembre 2005 à la suite d’un mandat d’arrêt de la Belgique et que l’union africaine (UA) posait en 2006 les bases de son futur procès, plusieurs mouvements d’argent pour des centaines de millions de Fcfa ont été notés sur des dépôts à terme (DAT) à travers des comptes ouverts à la Bst par le couple Habré ».
« Abdoul Mbaye peut-il encore dire qu’Hisséne Habré n’était pas dans le collimateur des juridictions en ce moment ? », s’interroge le journal.
« Pourquoi la Bst n’a-t-elle pas fait un signalement à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) créée par la loi uniforme n°2004-09 du 06 Février 2004 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux qui a été adoptée en application de la directive n° 07/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 du Conseil des Ministres de l’union économique et Monétaire ouest Africaine (UEMOA)? », donne-t-on, plus d’ampleur à la question.