NETTALI.COM – Les révélations de la chaîne britannique Bbc, au sujet de la gestion des ressources naturelles découvertes au Sénégal, continuent de défrayer la chronique. C’est ainsi que le ministre de l’Energie et du pétrole est monté au créneau pour apporter sa part de vérité sur les ondes de la radio Rfm. Mouhamadou Makhtar Cissé est revenu sur les chiffres avancés par la BBC et c’est pour souligner que le Sénégal n’a encore rien perdu.

Makhtar Cissé qui affiche des réserves par rapport aux chiffres avancés par Bbc, déclare que pour des ressources qui ne seront exploitées qu’à partir de 2022, « le Sénégal, qui va se retrouver avec les 2/3 des parts dans les contrats,  n’a encore rien perdu ». De l’avis du ministre de l’Energie, à propos des versements évoqués dans le documentaire de Bbc, « ils ne peuvent pas compter pour redevances car les redevances doivent être perçues par l’Administration fiscale et celle-ci a toujours la possibilité de recouvrer cet argent s’il est vrai qu’il existe ».

« La vérité finira par surgir et je crois que la position de l’Etat sur cette affaire est conforme à la vérité », dira  l’invité de Assane Guèye à l’émission Yoon Wi. Il est convaincu que c’est la position du gouvernement qui sera réconfortée par le verdict de l’Histoire.

“Tant qu’il n’y a pas de principe contradictoire, il n’y a pas de rapport”

Interrogé sur le supposé rapport de l’Inspection générale d’Etat dont la « déclassification » a motivé la sortie du procureur de la République qui a activé la DIC et la Section de recherches, cet homme du sérail explique qu’un rapport d’inspection n’a de valeur que s’il intègre le « principe contradictoire ». Or, révèle-t-il, Aly Ngouille Ndiaye n’a pas reçu  un rapport similaire. « Il a été mon prédécesseur et je n’ai pas trouvé ce rapport dans le mon cabinet »,  rejette-t-il. « Pour qu’il y ait rapport, il faut que le document soit transmis au président de la République. Tant qu’il n’y a pas de principe contradictoire,  il n’y a pas de rapport », fait-il savoir.

L’inspection générale d’Etat de profession, volant au secours de ses collègues, ajoute que les membres de ce corps de contrôle, tout comme ceux de la Cour des comptes, sont de « hauts fonctionnaire, des Sénégalais accomplis, patriotes ardents soucieux de la défense de l’intérêt général ». « Les textes garantissent l’indépendance des inspecteurs généraux d’Etat »,  souligne-t-il encore.

 

Toutefois, le ministre, qui a joué la carte de l’apaisement, alerte sur les menaces liées à la malédiction des ressources naturelles d’autant plus que l’information objet de controverse provient d’une presse érangère. Ainsi, il rappelle que le Sénégal « est le dernier rempart dans la zone de stabilité » en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi il a attiré l’attention des auditeurs sur les trajectoires politiques de ces pays émergents  comme la Malaisie, qui n’ont pas le même niveau de développement démocratique que le Sénégal. Il est d’autant plus soucieux de la préservation de notre stabilité politique et sociale que le gaz découvert sous nos cieux positionnera le Sénégal au 7e rang africain.