NETTALI.COM – La phase 1 du projet Grand tortue Ahmeyim (Gta) se poursuit. Il  en a justement été question hier lundi 3 Juin 2019, lors de la réunion du Comité stratégique du projet Gta qui s’est tenue à Dakar. Il s’agit selon les parties mauritanienne et sénégalaise de relever de concrétisation des phases 2 et 3 du projet, tout en ne lésant pas les intérêts de toutes les parties. La question du contenu local fera l’objet d’une concertation nationale organisée au Sénégal avec tous les acteurs de la Mauritanie et du Sénégal.

Mouhamadou Makhtar Cissé,le ministre du Pétrole et des Energies a fait savoir qu’il y a encore  plusieurs étapes restent encore à franchir, dans le projet Grand tortue Ahmeyim (Gta) avec les développements de la phase 1 du projet, en respectant les accords additionnels signés, relatifs à la fiscalité et à l’accord de financement et à celui de la commercialisation. Tout cela en conformité avec les standards internationaux en la matière, pour arriver à la première production de cette phase, en 2022.

C’est juste, alors, le grand défi d’aller vers la concrétisation des phases 2 et 3 du projet, en tenant compte des intérêts de toutes les parties.
Le comité stratégique va aborder 5 points principaux soulevés par les opérateurs. Il s’agit des questions sécuritaires liées au projet, du financement des phases 2 et 3, de la stratégie de commercialisation du gaz naturel, de la stratégie gaz-to-power entre les deux Etats et celle de développement du contenu local afin que ce projet puisse répondre aux besoins des populations locales’’, a renseigné M. Cissé.

Sur la question de la sécurité, le ministre du pétrole et des Energies d’informer  sur les discussions à venir, un document systématisé entre les deux gouvernements et discuté avec les opérateurs n’existant pas pour le moment. “Ce sera l’objet de nos discussions. Il n’y a pas que les plateformes à sécuriser. Il y a aussi une population de pêcheurs très présente dans la zone, qui vont à la poursuite de leurs gains. Le but n’est pas de faire des plateformes pour éliminer une autre activité. C’est plutôt de les faire cohabiter dans la sécurité de la navigation et surtout celle des biens et des personnes’’, a t-il précisé.

Sur le contenu local, au mois de juillet, informe M. Cissé, un texte a été élaboré pour aller jusqu’au partage des revenus, au-delà de l’organisation de l’exploitation du pétrole et du gaz : “Pour le contenu local, il y a aussi un cadre législatif et réglementaire qui permet de l’organiser. Et la première semaine du mois de juillet, une concertation nationale sera organisée au Sénégal et tous les acteurs des deux pays y seront conviés“, a fait noté Makhtar Cissé.

Le ministre mauritanien aborde la question de la sécurité et rassure sur la continuité de l’Etat Mauritanien 

De son côté, son homologue mauritanien assure que ce projet est le début d’un long chemin. Et ce comité est là pour donner les grandes
lignes et compte continuer à être le cadre supérieur qui va diriger et donner les grandes orientations pour que ce projet continue comme il a
démarré. “A partir de l’année prochaine, il y aura des gens, des équipements, de la navigation dans la zone du champ. Donc, la question de la sécurité va être posée“,  a informé Mohamed Abdel Vétah.

Précision de taille pour le ministre mauritanien   du Pétrole, de l’Energie et des Mines qui rassure par rapport à l’élection présidentielle à venir dans son pays,  “Il ne s’agit pas d’hommes, mais plutôt d’entente entre deux pays, deux peuples et qui ont su lier leur sort, comme cela a été fait dans le cadre de l’Omvs. Quel que soit le changement qui aura lieu dans les décennies à venir, notre sort sera lié dans ce cadre-là. Je vous donne la garantie“, précisant au passage que chaque pays mettra en place des stratégies pour maximiser l’impact des revenus du gaz et de même que l’utilisation des ressources.

Le ministre mauritanien n’a pas manqué d’exprimer la volonté des deux parties, d’œuvrer ensemble sur le contenu local “Mais il y a une partie qu’on tient à aborder ensemble. Il s’agit de la maximisation du contenu local”