NETTALI.COM –Plusieurs mouvements citoyens avaient prévu de manifester ce samedi devant les grilles de l’Assemblée nationale contre le projet de loi portant sur plusieurs révisions constitutionnelles, dont la suppression de la Primature. Le préfet de Dakar, invoquant l’arrêté Ousmane Ngom et d’autres dispositions de la loi, vient d’interdire la manifestation.

Ce samedi 4 mai est la date retenue pour le vote du projet de loi portant révision de la Constitution et devant consacrer la suppression de la Primature.

Plusieurs mouvements de jeunes avaient prévu de manifester, demain, devant les grilles de l’Assemblée nationale pour tenter de s’opposer au vote. Parmi ces mouvements : la Cellule d’orientation stratégique (COS) M 23 de Abdourahmane Sow, One Million March, Frapp France Dégage de Guy Marius Sagna, les Forces démocratiques du Sénégal (FdS) du Pr. Babacar Diop, Reccu Fal Macky,  Vision Citoyenne…

Aux dernières nouvelles, le préfet de Dakar a interdit la manif’ aux motifs de : « violation de l’arrêt N°007580 / Mint du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, tentative de discrédit d’une institution publique et menaces de trouble à l’ordre public ».

Déchirant cette interdiction du préfet qu’elles jugent « anti-démocratique », ces organisations croient détenir « une preuve supplémentaire que le projet de révisions constitutionnelles qui sera soumis aux députés demain n’est pas celui du peuple ».

« Nous sommons tous les députés à se rappeler qu’ils sont des députés du peuple et à refuser, par conséquent, le suicide parlementaire auquel le président de la République les invite », avertissent les manifestants dans un texte parvenu à Nettali.com ce vendredi.

Ainsi, ils demandent au chef de l’Etat de commencer par renoncer à sa qualité de chef de parti, s’il « veut accélérer la cadence de la gestion des affaires du peuple », par ces réformes.