NETTALI.COM - L’ absence du ministre de la Santé et de l'Action sociale, Ibrahima Sy, à la cérémonie officielle de célébration de la Journée mondiale sans tabac continue de faire réagir.
Dans un communiqué, les organisations de la société civile engagées dans la lutte antitabac ont exprimé leur “frustration” et leur incompréhension face à ce qu'elles considèrent comme un mauvais signal envoyé aux acteurs mobilisés contre le tabagisme.
Selon elles, cette absence est d'autant plus surprenante que la date de la cérémonie avait été retenue par le ministre lui-même après plusieurs reports successifs. Son désistement de dernière minute soulève, à leurs yeux, des interrogations sur la place accordée à la lutte contre le tabac dans les priorités du département de la Santé.
Les organisations rappellent que la rencontre a enregistré la participation de représentants de l'Assemblée nationale, des autorités administratives, des élus territoriaux, des programmes nationaux, des organisations de la société civile, des élèves, des étudiants, des journalistes et de nombreux partenaires.
Dans ce contexte, l'absence du ministre a été ressentie comme un “manque de considération” envers les acteurs présents. Au-delà de cet épisode, la société civile dénonce ce qu'elle considère comme un manque d'engagement des autorités sur plusieurs dossiers liés à la lutte antitabac. Elle affirme que depuis son installation à la tête du ministère, Ibrahima Sy n'a présidé qu'une seule réunion consacrée à cette problématique. Elle regrette également les retards accusés dans l'adoption de textes réglementaires destinés à mieux encadrer la chicha et les cigarettes électroniques.
“Chaque jour qui passe sans action forte expose davantage notre jeunesse aux stratégies agressives de l'industrie du tabac et de la nicotine”, soutiennent les signataires du communiqué.
Pour ces organisations, le tabagisme demeure l'une des principales causes de décès évitables dans le monde et continue de représenter un lourd fardeau sanitaire, social et économique pour le Sénégal.
Face à cette situation, elles appellent les autorités sanitaires à faire preuve d'un leadership plus affirmé et à accélérer la mise en oeuvre des mesures attendues pour protéger les populations, en particulier les jeunes. Tout en réaffirmant leur engagement dans la lutte contre le tabagisme, les acteurs de la société civile assurent qu'ils poursuivront leur plaidoyer afin que la protection de la santé publique demeure une priorité nationale.





