NETTALI.COM - Le climat social se tend de nouveau à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Dans un communiqué publié, le vendredi 12 juin, le Collectif des amicales de l'Ucad a annoncé la fin de sa participation au cadre de dialogue engagé avec les autorités universitaires et la reprise de son plan d'action à partir de lundi prochain.
Le collectif, qui se présente comme la seule structure légitime de représentation estudiantine, justifie sa décision par le maintien de la suspension des amicales décidée par le Conseil académique.
Selon le communiqué, cette instance, composée notamment des doyens de faculté, des directeurs d'écoles et d'instituts ainsi que des professeurs, a choisi de prolonger cette mesure, malgré la suspension des actions du mouvement étudiant depuis le 9 février dernier afin de favoriser une sortie concertée de crise.
Les responsables étudiants dénoncent plusieurs dysfonctionnements qu'ils imputent aux autorités universitaires. Ils évoquent notamment des “droits des étudiants bafoués”, des notes gelées sur les plateformes numériques, des sanctions infligées à certains étudiants pour de simples omissions dans les relevés de notes ainsi que des difficultés liées aux procédures de sélection à la Faculté des sciences et techniques (FST) et à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP).
Estimant que ces situations compromettent l'avenir académique de nombreux étudiants, le Collectif des amicales affirme avoir épuisé les voies du dialogue. Il annonce ainsi la reprise de la mobilisation jusqu'à la satisfaction de l'ensemble des revendications consignées dans sa plateforme de février 2026.
Dans son texte, le mouvement lance également un appel à la solidarité de l'ensemble des forces vives de la nation. Il réclame notamment justice pour un étudiant présenté comme victime d'injustice, la protection des droits des étudiants ainsi que la fin des mesures jugées arbitraires. Le ton se veut particulièrement ferme.
Le collectif avertit que si les autorités universitaires persistent dans leur “mutisme” et leur “mépris”, la mobilisation pourrait entrer dans une nouvelle phase de confrontation directe. “Nous ne reculerons pas. Si nos droits continuent d'être bafoués, nous ferons entendre notre voix par tous les moyens nécessaires”, préviennent les signataires du communiqué.
Cette nouvelle sortie du mouvement estudiantin laisse présager un regain de tensions sur le campus universitaire à quelques jours de la reprise annoncée des actions de protestation.





