NETTALI.COM- Le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré sa ferme volonté d'accentuer le contrôle et la transparence concernant la gestion des fonds politiques, rappelant que l'encadrement de ces ressources était une promesse phare faite aux Sénégalais durant la campagne électorale.
Devant l'assemblée, ce vendredi 22 mai 2025, Ousmane Sonko a souligné que la refonte des fonds politiques constituait un combat historique de sa formation politique. « Depuis 2019, nous avions posé ce débat sur les fonds politiques. Personne ne nous l’a imposé, nous avons jugé que tous les fonds doivent être transparents », a-t-il affirmé face aux parlementaires.
Le chef du gouvernement a toutefois apporté une clarification. À l'en croire son intention n'est nullement d'abolir ces fonds, mais de les assujettir à un dispositif de vérification stricte, à l'image des pratiques en vigueur dans de grandes démocraties. « Nous n’avons pas dit que nous allons supprimer les fonds politiques mais ils doivent être contrôlés comme dans des pays comme la France », a-t-il argué.
Poursuivant son argumentation, il a mis en exergue l'obligation de maintenir la confiance de la population envers l'administration des deniers publics.
En détaillant le budget alloué à ses propres services, il a précisé qu'il bénéficiait de « 1 milliard 770 millions de fonds politiques », tout en insistant sur le fait que « ce débat n’est pas personnel ». D'après lui, les attentes du peuple sénégalais se focalisent sur la garantie que ces dotations ne se transforment « ni en butin politique ni en instrument d’enrichissement personnel ».
Le Premier ministre a réaffirmé avec force sa fidélité au concept de reddition de comptes au sein des finances de l'État. « Aucun fond du contribuable ne doit échapper au contrôle », a-t-il asséné, militant activement pour un modèle de gouvernance fondé sur la clarté et la responsabilité financière.
Évoquant pour finir la trajectoire législative de cette restructuration, Ousmane Sonko a exprimé sa préférence pour un projet de loi émanant directement du pouvoir exécutif. Il a confié en avoir discuté avec le chef de l'État suite au dépôt d'une proposition de loi par le parlementaire Guy Marius Sagna.
Le Premier ministre a conclu en formulant son intention de soumettre à court terme un projet de texte officiel lors d'un prochain Conseil des ministres, dans le cas où les discussions actuelles ne déboucheraient pas sur un consensus rapide.






