NETTALI.COM - Le Nouveau Centre du Sénégal (NCS) tire la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays et les vulnérabilités croissantes des infrastructures numériques de l’État. Dans un communiqué publié le lundi 18 mai, le parti exprime sa “vive préoccupation” face à la dégradation des perspectives économiques du Sénégal et à la multiplication des cyberattaques visant plusieurs institutions stratégiques. Le NCS s’appuie notamment sur les dernières évaluations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
Selon le communiqué, le FMI a revu à la baisse les prévisions de croissance du Sénégal pour 2026, désormais estimées à 2,2 % contre 3 % auparavant, tout en alertant sur l’aggravation du déficit courant et le poids de la dette publique.
Le parti souligne également que la Banque mondiale met en garde contre les tensions budgétaires, les fragilités structurelles et la hausse du service de la dette, malgré les perspectives liées à l’exploitation des hydrocarbures. Au-delà des questions économiques, le Nouveau Centre du Sénégal se dit préoccupé par “la multiplication des cyberattaques visant des institutions stratégiques de l’État”.
Le communiqué évoque plusieurs incidents récents ayant touché des services publics sensibles.Le parti rappelle notamment la cyberattaque subie en octobre 2025 par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), qui avait perturbé les services fiscaux et exposé des données sensibles.
Il cite également l’attaque informatique ayant visé, en février 2026, la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), structure chargée notamment des cartes nationales d’identité et des données biométriques. Selon le NCS, cette attaque avait entraîné la suspension temporaire de plusieurs services administratifs et alimenté des inquiétudes sur la sécurité des données personnelles ainsi que sur la tenue des élections locales.
Le communiqué mentionne enfin les perturbations enregistrées depuis le 10 mai 2026 au niveau des systèmes d’information de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, avec des conséquences signalées sur les paiements publics et plusieurs opérations administratives.
Pour le Nouveau Centre du Sénégal, ces incidents révèlent “l’urgence” de renforcer la souveraineté numérique du pays et la cybersécurité des infrastructures critiques de l’État. Face à cette situation, le parti appelle à une gouvernance économique “rigoureuse et transparente”, à une réduction du train de vie de l’État, à la maîtrise de la dette publique ainsi qu’au soutien du pouvoir d’achat des ménages.
Il plaide également pour un renforcement immédiat de la cybersécurité, une meilleure protection des données personnelles et l’ouverture d’un dialogue national avec les forces vives du pays. Dans sa déclaration, le NCS estime que le Sénégal doit retrouver “la confiance, la stabilité et une trajectoire de croissance inclusive, sobre, productive et sécurisée”.






