NETTALI.COM - Depuis la sortie de Ousmane Sonko en juillet 2025, certains partisans de Pastef véhiculaient l’idée selon laquelle, il existe un pacte entre le président de la république et le Premier ministre. Un pacte qui signifierait qu’il s’était engagé pour ne pas se présenter en 2029. Certains se fondent principalement sur des allusions du Premier ministre tenues lors de ce discours.

Interrogé samedi, sur le sujet, le PR a été sans équivoque “Il n’y a aucun pacte entre Ousmane et moi, il ne peut y avoir de pacte en réalité. Cela serait un manque de respect et de considération envers les membres du parti et en violation des chartes qui régissent notre organisation”, fulmine Diomaye.

Le parti, selon lui, ne se limite pas Ousmane et lui pour qu’ils se permettent de faire des ententes sur le dos des militants. “Deuxièmement, si on le fait ça veut dire que nous ne sommes plus dans l’esprit de projet mais dans une démarche de personnification du pouvoir que nous avons toujours refusé”, ajoute le PR.

Pour lui, la philosophie de Pastef, ce que Pastef a toujours vendu ne correspond même pas avec ce type de combines et qu’il n’aurait jamais l’accepter. En fait, ce qui fait mal au Président et qui le pousse à croire que son parti dévie de ce qui constituait son essence et sa légitimité, c’est qu’on ait décidé à priori, que quels que soient ses résultats à la tête de l’État, il devra s’effacer en 2029 et laisser la voie au leader du parti.

La logique, souligne-t-il s’appuyant sur la philosophie du parti, c’est de le laisser faire ses deux mandats et après faire venir quelqu’un d’autre, à moins de prouver qu’il n’a pas été à la hauteur. “Au nom de quoi, s’étrangle t’il, on va dire, dès à présent, que même si l’actuel président règle tous les problèmes, il faut que Moustapha (comprendre par là le PM) prenne la place ; que ça soit quelque chose qu’on doit décider avant même l’échéance. Je pense que cela ne correspond pas à l’ADN de pastef et je n’aurais jamais pris un engagement du genre parce que ce serait un manque de respect à mes frères de parti et aux Sénégalais”, développe t-il non sans rappeler qu’il n’a pas été élu que par les militants de Pastef, mais par 2 millions 450 mille Sénégalais. “…

"Quand je quitterai le pouvoir, je soutiendrai celui qui est choisi par le parti. Si c’est lui, je le soutiens si on est dans la perspective de me laisser terminer”, a-t-il mis en garde, estimant être parfaitement en phase avec les promesses du projet.