NETTALI.COM- Des Sénégalais établis au Canada vivent un véritable calvaire. Ils craignent pour leur stabilité migratoire et professionnelle à cause de dysfonctionnements liés à la délivrance du passeport. Cette diaspora, sous l’impulsion de Cheikh Abdou Khadre Dieylani Keita, interpelle les autorités de Dakar pour une intervention d’urgence.

La situation des services consulaires du Sénégal au Canada suscite aujourd’hui une indignation sans précédent. Dans un communiqué rendu public, Cheikh Abdou Khadre Dieylani Keita alerte sur des défaillances graves qui paralysent la délivrance des documents depuis plusieurs mois. « Cette situation est devenue critique : les retards et les dysfonctionnements ne sont plus acceptables », martèle l'auteur. Cette crise documentaire engendre des conséquences humaines dramatiques. De nombreux étudiants et travailleurs ne peuvent plus renouveler leurs titres de séjour, s’exposant à une perte de statut légal. « Nous mettons en péril la stabilité administrative et professionnelle de nombreux compatriotes », prévient-il.

Au-delà des obstacles administratifs, le communiqué met en lumière un stress psychologique intense. Les témoignages font état de projets de vie suspendus. Ce sentiment d’abandon est exacerbé par une absence totale de communication. Les usagers dénoncent des appels sans réponse et des courriels ignorés. « C’est un manque de transparence total sur les délais », déplorent les membres de la communauté.

Face à cette impasse, la diaspora propose des solutions concrètes. Plusieurs membres se disent prêts à contribuer financièrement pour renforcer les capacités de production sur place. Les revendications sont claires : réduction immédiate des délais, suivi transparent et renforcement des ressources consulaires. « Nous sommes prêts à collaborer avec les autorités pour une solution durable », souligne M. Keita.

L’appel est désormais lancé au gouvernement pour restaurer le lien de confiance. Une pétition est en cours pour exiger que le passeport, symbole de citoyenneté, ne soit plus un obstacle. « Des mesures urgentes doivent être prises pour éviter une rupture définitive avec l'une de nos communautés les plus dynamiques », conclut le texte.