NETTALI.COM - Les initiateurs du manifeste “Dundal PS – Faire revivre le PS” ont exprimé leurs inquiétudes quant au déroulement des travaux de la commission chargée de la relance du Parti socialiste. Dans un communiqué reçu hier à Nettali.com, ils dénoncent notamment le refus de cette commission de transmettre son pré-rapport au Secrétariat exécutif national (Sen) pour examen.
Selon les signataires du texte, le Sen avait pourtant explicitement demandé la communication du document afin de permettre une analyse approfondie du diagnostic et des propositions élaborées par la commission. Mais, indiquent-ils, celle-ci aurait choisi de se limiter à une présentation orale et de ne pas partager le rapport écrit, une attitude jugée contraire aux exigences de transparence dans la gestion des affaires du parti.
Pour les auteurs du manifeste, cette décision ne saurait être interprétée comme un simple retard administratif. Ils y voient plutôt un choix politique visant à soustraire au débat collectif les conclusions tirées par la commission, alors même qu’elles sont destinées à orienter l’avenir du Parti socialiste. Ils estiment qu’à un moment où la formation politique traverse ce qu’ils qualifient de “crise existentielle”, une telle démarche risque de priver les militants d’un débat ouvert et démocratique sur l’avenir du parti. Les signataires affirment par ailleurs que la dynamique de refondation suscitée par une partie de la base militante repose sur des attentes fortes : renouvellement de la gouvernance, légitimation du leadership par des mécanismes démocratiques et adaptation du projet politique aux réalités du pays.
À leurs yeux, ces aspirations ne peuvent être satisfaites par de simples ajustements organisationnels, mais exigent une réflexion approfondie et transparente.
Dans leur communiqué, ils mettent également en garde contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de recomposition interne des rapports de pouvoir. Selon eux, certaines orientations attribuées à la commission pourraient conduire à une concentration accrue des décisions au sommet du parti, à une marginalisation de la base militante et à un affaiblissement des contrepouvoirs internes. Ils regrettent aussi la place jugée insuffisante accordée aux jeunes et aux femmes dans le processus de relance. Les initiateurs du manifeste affirment toutefois que leur démarche s’inscrit dans une volonté de préserver l’unité du Parti socialiste. Ils expliquent avoir, jusqu’à présent, privilégié le dialogue interne et suspendu certaines initiatives, notamment des visites auprès de la base militante, afin de laisser place à une harmonisation des positions au sein du parti.
Face à ce qu’ils qualifient d’”entêtement dans la rétention du rapport” et d’absence de débat de fond, ils disent néanmoins se voir contraints d’alerter les militants et l’opinion publique. Ils appellent ainsi les socialistes et leurs sympathisants à exiger une relance fondée sur la transparence des travaux, le respect des décisions du Secréta-riat exécutif national, la participation effective de la base et une reconnaissance accrue du rôle des jeunes et des femmes. Les initiateurs du manifeste concluent en réaffirmant leur disponibilité pour toute démarche visant à orienter la relance du Parti socialiste dans un esprit de dialogue et de refondation démocratique, dans le respect de ce qu’ils considèrent comme la mission historique du parti au service du peuple sénégalais.






