NETTALI.COM - L'arrière de l’équipe nationale du Sénégal, Jean Jacques Boissy, est sorti de son silence après l’incident survenu au stade à l’issue du match. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le joueur a tenu à rétablir "la vérité des faits", dénonçant certaines informations "sorties de leur contexte".

D’entrée, l’international sénégalais affirme son respect envers les forces de l’ordre : "Je respecte profondément les forces de l’ordre et le travail qu’elles font. Je suis un fils de militaire et j’ai grandi au camp Leclerc dans le respect et la discipline. Dire que j’ai manqué de respect aux forces de l’ordre c’est vraiment mal me connaître. "

"Voici la vérité des faits"

Revenant sur le déroulé des événements, le joueur explique que tout est parti d’une situation confuse après la rencontre, dans un contexte de forte affluence.

"Je suis sorti du match, il y avait une foule énorme encore présente dans l’enceinte du stade. Le téléphone de ma mère a été volé après le match, donc elle était à la porte attendant que mon père vérifie à l’intérieur que son téléphone n’y était pas."

À son arrivée, il découvre sa petite sœur en pleurs. "Elle m’a dit qu’un policier était en train de crier sur ma mère en disant : "Dégagez, dégagez", sans chercher à comprendre qu’elle attendait simplement le retour de mon père avec des informations sur le téléphone disparu (volé)."

Souhaitant, selon ses dires, apaiser la situation, il affirme avoir interpellé un agent "respectueusement" : "j’ai alors demandé respectueusement à un des agents si ce que j’avais entendu était vrai et que ce n’était pas respectueux de hurler sur elle."

La réponse reçue aurait envenimé l’échange : "Et si c’était le cas ? c’est toi qui va régler ça ? Que comptes-tu faire ? Pour qui te prends-tu."

L’arrière sénégalais assure ne pas avoir cherché la confrontation : "Je lui ai répondu que je ne cherchais pas à me disputer, mais que ce n’était pas respectueux de crier sur des personnes âgées."

Une situation qui a dégénéré 

Selon son récit, la tension est montée d’un cran lorsqu’un autre agent serait intervenu : "un autre policier (…) a commencé à hurler que je ne devais pas les interpeller, me demandant qui j’étais pour leur dire quoi faire. C’est alors que l’un d’eux a attrapé mon t-shirt et un autre mes cheveux…"

Au milieu de la foule qui s’agrandissait, le joueur explique avoir craint pour ses effets personnels : "j’ai senti des personnes me touchaient les poches. J’ai sorti mes téléphones pour les confier au policier qui, depuis le début, était conscient de la situation et essayait de calmer ses collègues."

Il précise toutefois que certains agents ont tenté de désamorcer la crise : "Avec un autre chef, ils ont été compréhensifs, ont pris et gardé mes téléphones en sécurité avant de m’escorter en dehors de la foule vers le bus de l’équipe."

En conclusion, Jean Jacques Boissy dit vouloir "partager les faits tels qu’ils se sont réellement déroulés" tout en reconnaissant que "certains hommes de tenue présents sur place ont été compréhensifs".

"Je pardonne. Mais je n’accepterai pas que l’on déforme l’histoire pour me faire passer pour ce que je ne suis pas", a-t-il conclu.

Pour rappel, les faits se sont tenus le jeudi 26 février passé au Stadium Marius après le match perdu des Lions face à la Côte d’Ivoire, comptant pour la première journée du Tournoi de Dakar. La vidéo de Boissy au milieu des policiers avait fait le tour de la toile, suscitant de vives critiques à l’encontre des forces de l’ordre.