NETTALI.COM - Une manifestation est prévue ce samedi 28 février 2026 à Dakar pour réclamer la libération de dix-huit supporters sénégalais actuellement détenus au Maroc. Le rassemblement doit débuter à 10 heures au rond-point Liberté 5, avant de se diriger vers le rond-point du Jet d’eau, selon les organisateurs.
Les manifestants entendent attirer l’attention des autorités sénégalaises et marocaines sur la situation de ces ressortissants, arrêtés le 18 janvier 2026 et condamnés par la justice marocaine. Les organisateurs dénoncent une détention qu’ils jugent injuste et appellent à une mobilisation pacifique et massive afin d’obtenir leur libération immédiate ou, à défaut, leur transfèrement vers le Sénégal.
Des condamnations prononcées par la justice marocaine
Les dix-huit supporters sénégalais ont été jugés par le Tribunal de grande instance de Rabat. À l’issue de la procédure, ils ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an, selon les cas. Ces décisions judiciaires sont devenues définitives.
Depuis l’annonce des condamnations, familles, proches et membres de la société civile sénégalaise multiplient les démarches pour obtenir une issue favorable à leur situation. La manifestation prévue à Dakar s’inscrit dans cette dynamique de mobilisation, visant à maintenir la pression et à éviter que le dossier ne tombe dans l’oubli.
L’appel des juristes et la piste du transfèrement
Dans un communiqué transmis à la presse, la section sénégalaise de l’Association des juristes africains (AJA – Sénégal) a indiqué suivre "avec une attention particulière" la situation des ressortissants sénégalais détenus au Royaume du Maroc à la suite de décisions judiciaires définitives.
L’organisation rappelle l’existence de l’accord de coopération judiciaire signé en 2004 entre la République du Sénégal et le Royaume du Maroc. Cet accord prévoit notamment des mécanismes de transfèrement des personnes condamnées, permettant aux détenus de purger leur peine dans leur pays d’origine, sous certaines conditions. Une option que les juristes estiment devoir être sérieusement envisagée par les autorités compétentes.révoit notamment des mécanismes de transfèrement des personnes condamnées, permettant aux détenus de purger leur peine dans leur pays d’origine, sous certaines conditions. Une option que les juristes estiment devoir être sérieusement envisagée par les autorités compétentes.






