NETTALI.COM - Le journaliste de la RTS Pape Biram Bigué Ndiaye a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après son interpellation dans l’enquête dite « Pape Cheikh Diallo et Cie ». Plusieurs éléments juridiques ont pesé dans la décision des autorités judiciaires.

Selon les éléments de l’enquête, Pape Biram Bigué Ndiaye n’a pas été interpellé en flagrant délit d’actes contre nature. Son arrestation est intervenue après que son nom a été cité par un autre suspect, Ibrahima Magib Seck, dans le cadre des investigations.

Les enquêteurs ont retrouvé des échanges à caractère affectif entre les deux hommes. Toutefois, ces messages, bien qu’ils puissent susciter des réactions sociales ou morales, ne constituent pas en eux-mêmes une infraction pénale au regard de la législation sénégalaise.

Le journaliste a été soumis à un test de dépistage du VIH/Sida dont le résultat s’est révélé négatif. Cette situation exclut toute poursuite pour transmission volontaire du virus, un des chefs d’accusation retenus contre certains mis en cause dans ce dossier.

La législation sénégalaise sanctionne les « actes contre nature » lorsqu’ils sont établis, notamment en cas de flagrant délit ou de preuves matérielles. L’homosexualité en tant qu’orientation ou les simples relations supposées, ne constituent pas, à elles seules, un motif suffisant de poursuite pénale.

La justice indique avoir relevé certains indices laissant supposer l’existence possible d’actes répréhensibles. Cependant, aucune preuve formelle ni aveu n’a été établi à ce stade de la procédure.

Faute d’éléments probants suffisants pour justifier une détention, Pape Biram Bigué Ndiaye a été inculpé puis placé sous contrôle judiciaire. L’enquête se poursuit afin de déterminer d’éventuelles responsabilités dans ce dossier sensible.