NETTALI.COM - Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, un projet de loi modifiant l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 pourtant Code pénal, relatif aux “actes contre nature”, afin de préciser leur définition et de durcir les peines, a indiqué le Bureau d’information et de communication du gouvernement (Bic-Gouv).
Ces dernières semaines le débat sur la criminalisation de l'homosexualité a refait surface avec l'arrestation de plus de 30 personnes, dont certaines personnalités publiques, pour des faits qualifiés d’“actes contre nature”, de transmission volontaire du VIH Sida.
Face à cette situation, le Gouvernement a décidé de durcir la répression. Lors du Conseil de ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement a examiné et adopté un projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.
Selon le Bureau d’information et de communication du Gouvernement (Bic- GOUV), le texte porte notamment sur la modification de l’article 319 du Code pénal.
L'article 319 actuel prévoit, dans son alinéa 3 : « Sans préjudice des peines plus graves prévues par les alinéas qui précèdent ou par les articles 320 et 321 du présent Code, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé. »
Le projet de loi adopté en Conseil des ministres vient préciser la définition de ces actes, renforcer les sanctions et intégrer l’apologie ainsi que le financement de tels comportements dans le champ pénal.
Le texte adopté devra désormais suivre la procédure législative, notamment son examen par l’Assemblée nationale.
Va-t-on vers la criminalisation de l’homosexualité ? En tous cas, elle reste l’une des promesses de campagne du régime actuel et une demande accrue de beaucoup d’organisations sénégalaises.






