NETTALI.COM - Face à la presse ce mardi 10 février 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom a dénoncé l’influence d’acteurs extérieurs dans les tensions observées récemment au sein des universités publiques du pays. Daouda Ngom a également indiqué que l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants des universités publiques
« Certains étudiants suivent des influences extérieures », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom qui a dit vouloir « réitérer » l’affirmation du Premier ministre évoquant à la thèse de l’ingérence de politiques dans la crise universitaire. Ainsi, il accuse des opposants d’avoir exercé des pressions sur des délégués d’étudiants.
« Malheureusement, et c’est très regrettable, il y a des opposants qui ont influencé des délégués d’étudiants en leur donnant de l’argent pour les aider à se nourrir », a affirmé le ministre.
Outre les politiques, Daouda Ngom a pointé du doigt certains délégués tout en plaidant la révision du statut de certains délégués étudiants. Il estime que certaines situations posent problème.
À l’en croire, il y a actuellement un délégué inscrit en Master et âgé de 31 ans. « Il est à l’université depuis 2016 », a regretté le professeur Daouda Ngom, soulignant la nécessité, selon lui, de mieux encadrer la représentativité étudiante dans les établissements d’enseignement supérieur.
Sur l’origine de la tension, le ministre a nié l’existence d’arriérés de paiement de bourse. « À ce jour, l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants depuis le début de l’année académique, les allocations sont régulièrement payées au plus tard le 5 de chaque mois », a déclaré le Pr Ngom.
Retard de paiement de bourses écarté
Selon ses explications, les contestations observées relèvent d’« une incompréhension entre les étudiants et l’administration ». Il indique qu’elle est liée aux réformes engagées par son département et visant à faire coïncider la durée de perception de la bourse avec le temps de présence effective de l’étudiant dans l’université.
« En d’autres termes, l’étudiant commence à percevoir sa bourse à compter de la date de son inscription dans un établissement d’enseignement supérieur », a-t-il expliqué. Il a précisé que cette mesure vise à « arrimer le calendrier académique au calendrier des bourses ».
Néanmoins, il a tenté de rassurer les étudiants en affirmant qu’ils « percevront l’intégralité de leurs bourses ».
Pour conclure, Pr Daouda Ngom a rappelé que pour l’année 2025, L’État a dépensé environ 105 milliards de FCfa pour s’acquitter de ces bourses d’études.






