NETTALI.COM - Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté le Plan spécial d'investissement et de financement 2026-2028 destiné à transformer durablement le tissu productif national. 

Le Plan d'investissement économique 2026-202 présenté par le Premier ministre, lors du Conseil des ministres de ce mercredi 21 janvier 2025, vise une métamorphose profonde et pérenne de la structure productive du pays. L'architecture de ce plan repose sur une exigence de précision chirurgicale dans l'allocation des ressources, car selon le document, « le financement attendu et mobilisé dans ce cadre doit rigoureusement être orienté vers les priorités pertinentes, aussi bien dans l'objectif de transformation poursuivi que dans les domaines d'intervention retenus ».

Au-delà de la simple croissance économique, l'enjeu est de consolider les secteurs moteurs de l'économie tout en valorisant le potentiel humain. Cette approche cherche à instaurer une prospérité mieux partagée, capable de générer des emplois massifs, d'élever le niveau de vie des populations et de solidifier les fondements de la paix sociale et de la sécurité nationale.

Selon le communiqué du Gouvernement l'a mise en œuvre de cette vision s'articule autour de trois axes fondamentaux : une sélection stratégique et cohérente des projets, le positionnement du secteur privé comme moteur essentiel de la production, et une exigence absolue de transparence de la part de l'État.

Pour Ousmane Sonko, la réussite de ce basculement économique dépendra de la capacité des acteurs à converger vers une méthode de financement unifiée, particulièrement au sein des filières de production. Le calendrier de déploiement prévoit que plusieurs projets d'envergure atteindront leur pleine maturité d'ici 2028.

Le Premier ministre a ainsi cité des infrastructures clés telles que le port sec de Tambacounda, le Grand transfert d'eau, les Agropoles du Sud et du Centre, ainsi que le Réseau gazier national et les complexes portuaires de Ndayane et Sendou.

Parallèlement, le gouvernement s'engage dans le lancement ou la poursuite de chantiers structurants liés à l'énergie et à la transition numérique. D'après le Ousmane Sonko, un accent particulier est mis sur le redressement de fleurons nationaux en difficulté, notamment la Sonacos, le groupe Air Sénégal/Aibd et La Poste, le tout soutenu par un renforcement des équipements sociaux.

Cette stratégie de financement ne se limite pas à une simple gestion budgétaire. La source précise qu'elle représente un changement de paradigme politique. Selon les termes du chef du gouvernement, « cette orientation marque une refondation profonde de lagouvernance de l'investissement public visant à immuniser les projets catalytiques, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, contre les risques inhérents aux financements extérieurs comme la lourdeur des procédures et les suspensions ou annulations liées aux chocs exogènes ».