NETTALI.COM - Clap de fin de la deuxième journée. Place à la dernière journée des matchs de poule. Leader du groupe A avec 4 points, le Maroc, pays hôte de cette 35ème édition de la grand-messe du football africain vise une victoire pour terminer en beauté. Dans le groupe B, la Zambie devra batailler ferme pour décrocher un succès synonyme de huitièmes de finale devant l'ogre égyptien.
C'est l'heure de tous les dangers pour les Palancas Negras. Ce lundi après-midi (16h00) au Stade Adrar d'Agadir, l'Angola affronte l'ogre égyptien avec l'obligation absolue de l'emporter pour espérer voir les huitièmes de finale. Avec un seul petit point au compteur après deux journées, les hommes de Patrice Beaumelle sont au bord du gouffre et jouent leur sruvie. Face à une Égypte impériale, la tâche s'annonce immense : il faut non seulement gagner, mais aussi prier pour un résultat favorable dans l'autre match du groupe.
De son côté, l'Égypte aborde ce dernier match de poule avec la sérénité du devoir accompli. Déjà qualifiés grâce à deux victoires étriquées mais précieuses, les Pharaons visent le sans-faute pour s'assurer la première place du groupe et envoyer un message fort à la concurrence. Hossam Hassan pourrait être tenté de faire tourner son effectif, mais la quête d'un huitième sacre continental et l'appétit insatiable de Mohamed Salah, auteur de deux buts décisifs (dont un penalty face à l'Afrique du Sud), suggèrent que les Égyptiens ne feront aucun cadeau. Des joueurs comme Oamr Marmoush, Ahmed Zizo ou Mahmoud Trezeguet un peu timides jusque-là veulent se mettre en évidence.
Pour l'Angola, le défi est d'autant plus grand qu'il doit briser un véritable complexe historique. Les Palancas Negras n'ont jamais battu l'Égypte en quatre confrontations officielles, et leur dernière victoire face aux Pharaons remonte à plus de 30 ans.
A Agadir, ce duel des extrêmes promet une tension palpable. Entre une Égypte qui veut gérer ses forces tout en gardant sa dynamique victorieuse, et une Angola qui jouera son va-tout avec l'énergie du désespoir, le scénario est imprévisible. Si la logique sportive condamne les Angolais, la "magie" de la CAN a souvent prouvé que les équipes dos au mur sont capables de miracles. Pour l'Angola, c'est ce soir ou jamais pour écrire l'histoire.
Hakimi, un retour pour enfin satisfaire le public marocain?
Sous pression pour l'organisation de "sa" CAN 2025 à domicile, le Maroc peut envisager sereinement une qualification en huitièmes de finale malgré un début de compétition jugé poussif par les observateurs et ses supporters.
Avec une victoire face aux Comores (2-0) et un match nul contre le Mali (1-1), les Lions de l'Atlas comptent quatre points au compteur et sont en tête du groupe A avant la dernière journée, avec deux points d'avance sur les Aigles. Face aux Chipolopolos, les Lions de l'Atlas ont l'occasion de décrocher leur ticket pour les huitièmes de finale et, par la même occasion, de terminer premiers de leur groupe en cas de victoire.
Un succès bien realisable surtout avec le grand retour d'Achraf Hakimi. Le chouchou du football marocain va faire son come-back sur le pré après sa grave blessure qui avait fait trembler tout le peuple marocain. Le Ballon d'or africain 2025 va découvrir "sa" CAN ce soir au stade Moulay Abdallah de Rabat.
Auteurs de deux buts en deux journées, le Madrilène Birahim diaz sera très attendu dans cette partie. Muet depuis le début de la CAN, l'ancien joueur du Barça Abdessamad El Zalzoui alias Abde peut aussi être un atout de taille pour le peuple marocain qui rêve d'un deuxième sacre continental après 1976, soit depuis 49 ans. Une éternité. Le Maroc peut également compter sur une valeur sûre en attaque, Ayoub El Kaabi, MVP et meilleur buteur du Chan 2018, l'enfant de RS Berkane, auteur sans doute du plus beau but de la CAN, son retourné acrobatique, une belle chalaca, cette magifique byciclette lors du match d'ouverture est encore fraîche dans les mémoires.
Mais attention aux Chipolopolos. Amenés par Patson Daka MVP et co-meilleur buteur de la Can u20 en 2017, les Zambiens peuvent gâcher la fête et frustrer davantage le public marocain qui reste encore sur sa faim.






