NETTALI.COM - Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a fermement écarté, samedi à l’Assemblée nationale, les accusations persistantes autour d’une supposée « dette cachée » de l’État. Face aux députés réunis pour l’ouverture du marathon budgétaire, il a qualifié ce débat de « stérile », « dépassé » et désormais sans fondement.

Cheikh Diba a rappelé que les interrogations sur un éventuel écart entre les chiffres de la dette transmis aux partenaires internationaux — notamment le Fonds Monétaire International (FMI) — et ceux détenus en interne avaient été soulevées dès l’arrivée de la nouvelle administration. Toutefois, il estime que le traitement rigoureux du dossier rend désormais caduc tout soupçon de dissimulation.

« Il faut que nous dépassions ce débat. Il n’a aucun sens », a-t-il lancé aux parlementaires, appelant à revenir à une lecture sereine des faits.

Pour dissiper toute ambiguïté, le ministre a détaillé les démarches initiées par le gouvernement :

  • Recours à un cabinet d’audit international, Mazar, chargé de réaliser un inventaire complet de la dette.
  • Certification du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) par la Cour des Comptes, conformément aux exigences légales.

Cheikh Diba a précisé que la Cour des Comptes, loin de se limiter à un simple contrôle, a mené un travail approfondi dont les conclusions seront accessibles le 12 février 2026.

Pour le ministre, ces opérations d’audit, associant experts internationaux et institutions souveraines, apportent une réponse définitive à la polémique.

« Avec ces conclusions officielles, le débat est aujourd’hui obsolète », a-t-il affirmé, soulignant que la transparence et la rigueur méthodologique garanties par Mazar et la Cour des Comptes ne laissent plus place à la spéculation.

Cheikh Diba a finalement invité les députés à recentrer leurs préoccupations sur les défis économiques et financiers à venir, plutôt que de s’attarder sur un dossier qu’il considère désormais tranché.