CONTRIBUTION - Après l'euphorie de la victoire, place à l'analyse implacable et éthique, hors logique politique politicienne. Gagner par tous les moyens nécessaires, c'est ce que Bob Marley a chanté dans son titre “BY ANY MEANS NECESSARY” qui signifie : “par tous les moyens nécessaires” ou “à tout prix”. L'expression indique qu'on est prêt à employer toutes les tactiques, stratégies ou méthodes possibles, même celles qui peuvent être considérées comme contraires à l'éthique ou immorales, pour atteindre un objectif donné.
PASTEF a introduit une démarche ou slogan JUB JUBBAL JUBANTI qui devait avoir tout son sens ou son application dans l'élection du Maire de Dakar qui le créditait de seulement 13 voix sur 100 et donc n'avait aucune chance de gagner s'il observait la probité politique.
Finalement les partis au pouvoir se suivent et se ressemblent ! Leurs intérêts du moment priment sur toute autre considération : LA TRANSPARENCE, L'ÉTHIQUE, L'ABSENCE DE TRACTATIONS MALSAINES ET ENFIN LE RESPECT DU VOTE SÉNÉGALAIS QUE l’on n’hésite pas à transgresser ou à agresser. La fin justifie les moyens. C'est ce à quoi on nous avait habitué et c'est ce qui continue sous le règne sans partage de PASTEF.
La probité politique fait référence aux principes d'intégrité, de rectitude et d'honnêteté qui doivent guider les actions des personnes engagées dans la vie politique. Elle est fondamentale pour la confiance publique et implique la transparence, la loyauté, le respect des lois et l'absence de corruption dans l'exercice des fonctions publiques.
Et c'est ce que l'Assemblée Nationale a réglé par la loi Constitutionnelle Article 60 de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution, article modifiant et remplaçant l’article 60. “TOUT DÉPUTÉ QUI DÉMISSIONNE DE SON PARTI EN COURS DE LÉGISLATURE EST AUTOMATIQUEMENT DÉCHU DE SON MANDAT. IL EST REMPLACÉ DANS LES CONDITIONS DÉTERMINÉES PAR UNE LOI ORGANIQUE. Et cette loi devrait être appliquée à tout élu (députés, conseillers municipaux, conseillers de région etc) qui quitte son parti pour aller monnayer sa voix pour le compte d'un autre parti, ne serait-ce que pour le respect dû aux électeurs dont l'expression de leurs votes qui a donné naissance à l'ancienne configuration du Conseil Municipal de Dakar. Politiciens respectez-nous et ayez une once d'éthique ! Le vagabondage politique et la libertinage politique ont encore de beaux jours dans ce pays et pour faire poli et digeste, on parle de TRACTATIONS ET NEGOCIATIONS. Mon oeil, merci de nous prendre pour des enfants innocents.
Donc le JUB JUBBAL JUBANTI c'est au cas par cas ou à la tête du client. Ces scénarios on en a vu passer beaucoup au gré des joutes électorales. Mais ici il s'agit d'un remplacement et les conseillers municipaux étaient déjà élus depuis 2022. Ainsi va la rupture qu'on leur rappelle tous les jours et ils ont l'air de ne pas s'en soucier. Ça finit par s'appeler l'arrogance ! Je remercie le bon Dieu d'avoir tous mes esprits et de pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie. Je rappelle ici que je n'ai aucune sympathie pour Barthélémy Diaz. Seule ma conscience de journaliste m'interpelle !
PAR SEYNABOU NDIAYE