NETTALI.COM – Le Programme d’appui à la gouvernance dans le secteur des Transports terrestres (PAGOTRANS) est lancé. Une occasion saisie par l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson pour révéler que l’Etat du Sénégal met, chaque année, 163 milliards de francs CFA sur la sécurité routière.

L’Etat du Sénégal injecte, chaque année, 163 milliards de francs CFA sur la sécurité routière. La révélation est de l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson. C’était ce mardi 21 septembre, lors du lancement officiel du Programme d’appui à la gouvernance dans le secteur des Transports terrestres (PAGOTRANS). Déplorant le fait que plus de 600 personnes sont tuées, chaque année sur la route au Sénégal, elle a fait savoir qu’« au-delà du coup humain, la sécurité routière coûte 163 milliards par an à l’Etat du Sénégal ».

C’est pourquoi, ajoute-t-elle : « la Team Europe, grâce à son expertise, accompagne le Sénégal afin de disposer de solutions de mobilité efficaces, sûres et respectueuses de l’environnement et à créer les conditions permettant au secteur d’être concurrentiel et générateur de croissance durable et d’emplois ».

Auparavant, le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye a rappelé que depuis 2012, l’Etat du Sénégal s’est engagé dans la modernisation du système du transport et de sa gouvernance. A en croire le ministre, cela s’est traduit par l’adoption, le 3 juillet 2020, de la nouvelle loi d’orientation du Transport terrestre. D’après lui, cette loi jette les bases de la modernisation du secteur qui passe normalement par la réhabilitation et le développement d’un réseau routier structurant ainsi que la construction d’autoroutes modernes destinées à améliorer les conditions de mobilité et de sécurité des usagers des routes.

Il a, dans le même ordre d’idées, renseigné qu’il y a près de 2.000 Km de route revêtus et plus de 220 Km de routes construits et mis en circulation entre 2012 et maintenant. Ces efforts de l’Etat, affirme-t-il, ont nécessité la mobilisation d’importantes ressources financières qui ont impacté positivement la qualité du réseau. Aussi, le niveau des services de route revêtue s’est considérablement amélioré passant d’un état bon et moyen de 61% en 2011 à 80% en 2020.

Revenant sur le projet, son objectif général est d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie de communication. Laquelle vise un changement de comportement des usagers de la route incluant les conducteurs privés et professionnels face à l’insécurité routière, la diminution voire l’éradication de la surcharge à l’essieu, la baisse de la pollution de l’air due aux transports terrestres et la prise en compte des aspects genre et emplois dans le secteur des transports terrestres. Il est financé par l’UE pour un montant d’environ 4 millions d’euros soit 2, 620 milliard de francs CFA sur une durée de 2 ans.