NETTALI.COM- L’on comprend mieux  pourquoi la commune de Djeddah Thiaroye Kao subit toujours des inondations.  Car, sur 66 qquartiers, seuls 4 bénéficient d’un réseau d’assainissement de l’Onas.

Prenant part à la visite du Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) dans des zones inondables de la banlieue, le maire de la commune de Djeddah Thiaroye Kao, Dr Cheikh Dieng, a fait état du manque de réseau d’assainissement qui prévaut dans sa localité. « Nous sommes 66 quartiers dont 4 bénéficient d’un réseau d’assainissement de l’Onas »,a-t-il déclaré.

Poursuivant son argumentaire, il a demandé au président de la République de consentir les investissements nécessaires pour que l’Onas ait les moyens d’assurer la qualité et l’exhaustivité de son réseau d’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales dans la banlieue. Car, à son avis, la banlieue mérite que les pouvoirs publics consentent les investissements qui sont requis pour l’amélioration de son cadre de vie mais également pour l’amélioration des conditions sanitaires des populations.

Cependant, il a été rassuré par le Directeur de l’Onas Aboubacar Mbaye. « Des dispositions seront prises parce que le président de la République nous a accompagnés pour renouveler le réseau. Nous avons commencé à Médina, Colobane, Gueule Tapée pour réhabiliter le réseau. Je pense que ce programme-là peut atterrir jusqu’à Djedda Thiaroye Kao », souligne-t-il. Avant d’ajouter : « concernant le plan décennal de lutte contre les inondations, on a vu que la zone-là n’a pas beaucoup bénéficié de ce programme-là. Mais on espère avec la deuxième phase qui va venir et on va l’inscrire comme étant une priorité. Nous allons prendre ça comme étant une doléance du maire et des populations de Djedda Thiaroye Kao pour qu’on puisse les accompagner dans ça ».

Par ailleurs, le directeur a dénoncé les agressions exercées sur certains réseaux. « On est ahuri de voir parfois des agressions volontaires au niveau du réseau pour bloquer l’évacuation des eaux. Cela dépasse même l’entendement. Il faut que les gens reviennent sur terre », regrette le directeur de l’Onas.