NETTALI.COM – Les quatre acteurs et le producteur de la série Cirque noir viennent d’être fixés sur leur sort. Le tribunal leur a infligé des peines assorties du sursis. 

2 ans sursis pour le producteur et 6 mois sursis pour les acteurs de Cirque noir, telle est la décision rendue, ce vendredi, par le tribunal des flagrants délits de Dakar. Lequel a confirmé que le producteur et les quatre acteurs ont été reconnus coupables de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et d’outrage public à la pudeur.

Pour mémoire, la bande de jeunes a été arrêtée suite à une plainte de l’ONG islamique Jamra et ses alliés du Comité de défense des valeurs morales (CDVM). Le producteur, les actrices et acteurs (Wizzy, O. G., Kital, Foltz, Lamsa et Diagne Roi) sont accusés d’avoir contourné la réglementation en lançant sur internet un teaser à caractère pornographique. Interrogés sur les faits qui leur sont reprochés, les mis en cause sont passés aux aveux. Ils ont confié aux juges qu’ils voulaient faire une bande annonce “choc” afin de faire le “buzz” et avoir beaucoup d’argent. Premier à être entendu, Adama Ndiaye alias OG youtubeur de son état a révélé qu’il a arrêté ses études juste après le Bac. Par la suite, il est allé voir Mouhamed pour lui proposer une série avec des scènes chocs. “Mais lorsque mon frère m’a expliqué ce que je risquais, j’ai automatiquement supprimé la bande annonce avant d’en faire une autre”, a dit le producteur.

Même son de cloche chez le musicien Mouhamed Ousseyni alias Wizzy Cana. Le musicien qui est sur un lit avec l’actrice Christine Mendy, prévenu dans cette affaire, a soutenu que le bande annonce ne reflète pas le scénario.  Christine, qui était en string à ses côtés, a confessé : « Adama m’a proposé d’être l’actrice principale, c’est-à-dire une fille frivole ». Les larmes aux yeux, elle a indiqué qu’il s’agit d’une « simulation ».

Abdou Aziz Sarr, Abdou Salam Diop et Gnagna Bâ ont également abondé dans le même sens en soutenant que leur intention n’était point de choquer encore moins de faire diffuser des scènes obscènes. Lors de leur comparution devant le prétoire, le maître des poursuites avait requis 2 ans ferme contre le producteur et 2 ans dont 1 an ferme contre les acteurs. La défense a plaidé la relaxe du moment que les faits de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et d’outrage aux bonnes mœurs ne sont pas établis.