NETTALI.COM- Mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et auto-saisine de l’Ofnac pour auditer les fonds que l’Etat déclare avoir injecté pour lutter contre les inondations. C’est ce que réclame Thierno Bocoum.

Face à la presse ce lundi, Thierno Bocoum ne s’est pas limité seulement à dire ses vérités aux leaders de la grande coalition de l’opposition (Pur, Pastef, Pds et Taxawu Dakar). Le président du mouvement Agir en a profité pour se prononcer sur les inondations qui ont poussé l’Etat du Sénégal a relancé le Plan national Orsec. Il a demandé au Gouvernement, au lieu de traquer les opposants, de s’orienter vers les difficultés des populations surtout, d’après lui, celles liées aux inondations « parce que les populations sont fatiguées ».

Poursuivant son argumentaire, il évoque les montants qui ont été dépensés dans la lutte contre les inondations et qui, à son avis, n’ont servi à rien. « Il y a évidemment un intérêt à renouveler les plans Orsec. 750 milliards avaient été prévus pour le plan décennal 2012-2022. Et, 66,5% ont été dépensés comme taux d’exécution représentant 511 milliards. Où est l’argent ? Où est-ce qu’ils l’ont mis ? », s’interroge l’ancien parlementaire avant de demander à l’Assemblée nationale de faire son travail.

Selon Thierno Bocoum, on doit mettre en place une commission d’enquête parlementaire parce qu’une mission d’information serve simplement à informer les députés.

Mieux, il demande à l’Ofnac de s’autosaisir afin qu’on puisse dire aux Sénégalais où sont passés les montants qui ont été mobilisés pour lutter contre les inondations. « Qu’on nous explique pourquoi un plan Orsec chaque année et qu’on décaisse des milliards. Malgré les 10 milliards décaissés en 2020 vous avez tous vu les dégâts dans la banlieue. Le fait que Keur Massar soit érigé en département n’a rien changé. Quand le président achète un avion pour être dans un confort de roi, il n’a pas le droit de laisser sa population patauger dans l’eau. Il faut une hiérarchisation des priorités », soutient-il.

Au-delà des inondations, Thierno Bocoum a aussi alerté sur la hausse des denrées de première nécessité avant de dénoncer les difficultés de mobilité auxquelles les populations sont confrontées. Il n’a pas également manqué de pointer  du doigt l’état « désastreux » des structures de santé.