NETTALI.COM- Lors de la cérémonie officielle de l’assemblée générale de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), Souleymane Téliko a dénoncé la discrimination dans l’âge de la retraite des magistrats. Au nom du ministre de la Justice, le Secrétaire d’Etat aux droits humains, Mamadou Salif Sow, a tenu à rassurer le président sortant.

Dans son discours, Souleymane Téliko a dénoncé le système de retraite des magistrats qu’il a considéré comme une atteinte à l’indépendance de la justice. Cette remarque n’a pas échappé à Mamadou Salif Sow, secrétaire d’Etat aux droits humains et non moins représentant du ministre de la Justice, Malick Sall. Il a rassuré le président sortant en lui rappelant que la pension de retraite des magistrats est inscrite au rang des priorités de la chancellerie. « En effet, pour leur permettre de vivre paisiblement après la retraite, il est prévu de créer des conditions qui leur permettent de préserver leur dignité. Je dois avouer que des magistrats se sont retrouvés après la retraite dans une certaine précarité », révèle-t-il.

A l’en croire, pour remédier à cette situation, la chancellerie a engagé des chantiers importants sur ces sujets et est disposée à partager les résultats avec le bureau qui sera mis en place. « La chancellerie va travailler avec ce nouveau bureau dans la sérénité et la confiance réciproque », rassérène-t-il.

Auparavant, Mamadou Salif Sow est revenu sur les ambitions de la chancellerie. Laquelle va, d’après lui, poursuivre son accompagnement dans la mise en place d’un dispositif préventif permettant d’instaurer un environnement de travail plus convivial. Il indique que la somme de 250 milliards a été dégagée par le président de la République dans le cadre du programme de modernisation des infrastructures jamais réalisé dans notre pays. Ledit programme connaîtra son exécution dans le courant de cette année 2021 et comprend 69 infrastructures. Parmi lesquelles un bâtiment regroupant les sièges de la chancellerie, de la Cour suprême, du conseil constitutionnel et du centre national d’archives judiciaires. Les palais de justice de Pikine-Guédiawaye, Rufisque, Mbour, Tivaoune, Diourbel, Mbacké, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Saint Louis et Matam, la Cour d’appel de Kaolack, les tribunaux d’instance de Dagana, Podor, Kanel, Ranérou, Kébémer, Bambey.

Il y ajoute les constructions du siège de l’administration pénitentiaire, l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, le camp pénal de Sébikhotane ainsi que les maisons d’arrêt et de correction de Fatick, Kaolack, Louga, Matam, Tambacounda, Vélingara et Ziguinchor. « Ces infrastructures qui sont construites seront dotées de logements de fonction pour les présidents et les procureurs. La Direction de l’habitation surveillée et de la protection sociale bénéficiera, quant à elle, de nouveaux locaux ou siège ainsi que toutes ces structures qui sont dans les ressorts des différentes cours d’appel », soutient le Secrétaire d’Etat aux droits humains, estimant que la mise en œuvre de cet ambitieux programme renseigne sur les fortes ambitions du chef de l’Etat en faveur de l’institution judiciaire.