NETTALI.COMInvité du jury du dimanche, Dr Abdourahmane Diouf a dénoncé “le désordre institutionnel” qui règne dans le pays et qu’il impute au chef de l’Etat, Macky Sall.

Dr Abdourahamane Diouf est catégorique. Pour lui, le Sénégal recule et le principal responsable n’est personne d’autre que le chef de l’Etat, Macky Sall. « Nous sommes, à mon avis, dans une situation de chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant le Jury du dimanche. L’ancien porte-parole de Rewmi se désole de voir que c’est le président de la République, Macky Sall qui décide de tout ce qui se passe sur la scène politique. « C’est le président de la République qui est le maître du jeu de la décentralisation indépendamment des populations », a-t-il déploré.

Poursuivant, il indique également qu’on a un grand chaos au niveau de la Justice. En guise d’exemple, il cite le fonctionnement du Conseil constitutionnel. Cette juridiction qui, rappelle-t-il, prend des décisions importantes relatives aux élections, est incomplète.  « Aujourd’hui, l’opposition a introduit un recours devant cette juridiction qui, légalement, n’est pas en position de délibérer, parce que le président de la République refuse de compléter les membres », dénonce-t-il.

En effet, le mandat de deux membres de cette juridiction est arrivé à terme depuis le 26 juin dernier. Ces derniers devraient être remplacés, en vain. Ce qui fait dire à M. Diouf : « aujourd’hui, le président de la République s’est organisé pour que la justice, la plus haute institution ne fonctionne pas ».

Dans le même sillage, il indique qu’on a un chaos au sein de l’exécutif. Un chaos qu’il met en corrélation avec l’inexistence d’un Premier ministre au Sénégal. Selon lui, le président de la République est en train de dérouler un agenda qui va lui permettre de ne pas tenir ces élections.  « Si demain l’opposition gagne ces élections et devrait nommer un Premier ministre, le Sénégal serait davantage dans une situation de chaos institutionnel », prévient-il.