NETTALI.COM – Les explications du ministre la Justice, Malick Sall, et celles de son collègue de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, pour tenter de rassurer sur la loi portant modification du code pénal et du code de procédure pénale, opérée vendredi 25 juin, n’y feront rien. La contestation dans les rangs de l’opposition et de la société civile n’a pas pour autant faibli. L’opposition a réaffirmé son opposition contre la loi et déposé un recours devant le Conseil constitutionnel. C’est le député Cheikh Bamba Dièye qui est à la manœuvre.

Au nom des 21 députés de l’opposition, il a déposé au greffe du Conseil Constitutionnel, un recours pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée Nationale le 25 juin 2021.

Tantôt, face aux députés, lors du vote de la loi, le ministre de la justice avait comme dans une sorte de rattrapage communicationnelle, tenté de calmer le jeu en axant son discours sur les motivations de la procédure d’urgence qu’il lie aux conventions ratifiées par le Sénégal, précisant en plus qu’il s’agit d’une loi qui « règle plutôt des problèmes de blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme…». Le ministre de l’intérieur et de la Sécurité publique, Antoine Félix Diome, est à sa suite allé dans le sens d’apporter des éclaircissements quant aux modifications effectuées. « Des violences commises lors d’un rassemblement ne peuvent être qualifiées de terroristes», avait déclaré celui-ci lors d’une réunion avant de préciser davantage : « Par exemple, le fait de tuer quelqu’un peut être un simple meurtre. Mais si on tue quelqu’un dans l’intention d’intimider ou de troubler le fonctionnement normal des institutions, on est en présence d’un acte terroriste. C’est aussi simple que cela »

Bref un coup d’épée dans l’eau pour des parlementaires qui ont ainsi fait circuler une pétition pour demander la démission du ministre de la Justice, Me Malick Sall, en réaction à ses propos polémiques, face à la représentation nationale. En marge du vote de la loi portant modification du Code pénal, vendredi dernier, celui-ci avait répondu : « Je ne répondrai pas au coup de pied de l’âne ». Il répliquait aux députés de l’opposition qui l’ont traité d’incompétent durant leurs prises de parole à l’Assemblée nationale. Une pétition qui a déjà recueilli 15 signatures et portée par député Cheikh Barra Dolly.

Une situation qui n’a pas laissé le leader de Pastef, de marbre. Face à la presse ce vendredi 2 juillet, il est ainsi largement revenu sur la loi antiterroriste votée, la semaine dernière. Selon lui, cette « loi dangereuse » est l’œuvre des « conseillers étrangers » du chef de l’Etat. « Macky Sall a des amis et des chefs qui lui parlent. Ces derniers ne sont pas des Sénégalais. Ce ne sont pas nos chefs religieux qu’il ne fait que manipuler. Il n’a pas de conseillers sénégalais », a laissé entendre Ousmane Sonko qui croit savoir que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair fait partie des conseillers privilégiés du président sénégalais. Il a également cité « Nicolas Sarkozy qui disait que les Africains ne sont assez entrés dans l’histoire, celui qui a mis le feu en Libye, qui a fait tuer Khadhafi avec comme conséquence la guerre au Mali ». En plus de ces deux anciens chefs d’État, Ousmane Sonko a ajouté l’ancien juge antiterroriste français, Jean-Louis Bruguière. Pour le leader de Pastef, les choses semblent donc claires. « Le principal problème du Sénégal vient de la France et de certains de ses hommes politiques, de ses agents secrets et de ses barbouzes. Le Sénégal n’a pas besoin de tous ces gens », a-t-il dit. Avant de poursuivre : « Nous sommes ouverts pour travailler avec tout le monde, mais ce dont on a besoin, ce sont des investissements, des transferts de technologies, l’industrialisation de notre pays ».

Sonko a toutefois admis que la France n’est pas responsable de tout. « Les vols, les détournements de deniers, le pillage de nos ressources, ce sont nos autorités, ce n’est pas la France même si elle a une part de responsabilités », a souligné celui-ci. Qui ne manque pas de montrer son dépit : « Il est temps que la France nous foute la paix. Depuis le 15e siècle, elle ne nous a apporté que des problèmes. Aucune des anciennes colonies de la France ne parvient à s’en sortir. Il est temps que la France fasse comme l’Allemagne, première puissance économique d’Europe mais qui n’exploite aucun pays. » Ousmane Sonko est convaincu que « la France complote pour que Macky Sall puisse avoir un troisième mandat ». Mais il avertit : « C’est fini. La France ne nous imposera plus personne comme président de la République. »

Mouhamed Samb alias « Ameth Thiou » et Mouhamed Badiane dit «Emeudi» ont, eux, du souci à se faire puisqu’ils ne sont pas pour le moment tirés d’affaire, suite à leur embrassade, lors du concert de Waly Seck, le 12 juin dernier. Et même s’ils ont plaidé non coupables et présenté leurs excuses pour cet acte qu’ils ont assimilé à de la comédie, ils devront attendre le 6 juillet pour être édifiés sur leur sort. Ils risquent six mois d’emprisonnement ferme, poursuivis qu’ils sont pour acte impudique et outrage public aux bonnes mœurs.

Après plus de 3 mois de baisse, les cas de covid 19 augmentent ces derniers temps et dépassent la barre des 100 cas. Et d’aucuns n’hésitent même plus à parler de 3ème vague au regard de l’évolution de la situation. Docteur Aliou LY du Centre des Operations d’Urgence Sanitaire (Cous) a demandé vendredi 2 juillet au ministère de la santé d’acter que le Sénégal est dans cette troisième vague. Cela, a-t-il dit, va lui faciliter la tâche en termes de communication, surtout dans la mise en place d’une communication sur le risque et l’engagement communautaire.

Mais, c’est le débat sur les variants qui semble prendre le dessus avec toutefois des amalgames et beaucoup de confusions sur ses conséquences. L’équation des variants est pourtant loin d’être la cause de cette augmentation des cas au Sénégal. Les autorités auraient dû davantage insister sur le respect des mesures barrières, le port du masque et une incitation à l’augmentation du nombre de vaccinés, soit un peu plus du demi-million (536 000 vaccinés), au moment où certains lots de vaccin ont connu leur date de péremption ou que d’autres n’arrivent pas à prendre leur seconde dose. Le pire est que Dakar et Thies n’en ont même plus, à tel point qu’un rééquilibrage se fait avec les régions qui n’ont pas pu utiliser tous leurs vaccins. Une situation prévisible si on croit le Directeur de la prévention, docteur El Hadji Mamadou Ndiaye, le Directeur de la prévention qui a renseigné sur la réception de 384 000 doses de Sino Pharm et 623 800 doses d’Astrazeneca, la consommation globale du pays étant autour de 64%. Le Docteur Aliou LY du Centre des Operations d’Urgence Sanitaire (Cous) préconise dès lors d’adapter la communication sur les vaccins « Il faut que cette communication soit adaptée à notre capacité de vaccination. On insistera, quand on aura beaucoup plus de capacité. Actuellement, il faut développer des stratégies pour atteindre au moins la cible en fonction des doses dont nous disposons’ », recommande -t-il.

Le politique en chef, Macky Sall, ne semble pas trop en faire cas, même s’il a récemment donné des instructions au ministre de la santé, dans le sens des respects des mesures barrières et du port du masque. Il a pourtant continué à aller à la rencontre des foules, obsédé par une reprise en main d’une situation dont il avait perdu le contrôle en mars dernier. Les populations faiblement vaccinées ne semblent même pas se douter que beaucoup de ces politiques à l’invitation desquels, ils répondent, sont vaccinés depuis les premiers moments de réception des vaccins. De quoi les pousser à prendre conscience de la nécessité de la prévention, au lieu de mettre leur vie en danger. Pendant ce temps, Macky Sall préfère plastronner à Thiès, parlant de «Pognsé» entre «Mbourou ak Soow» pour évoquer son compagnonnage avec Idrissa Seck, et annoncer même le recrutement d’une grosse ponte qu’il appelle «Gloria» !
Tout ceci au moment où l’on se perd avec les variants britannique, sud-africain, indien, Nigérian… peu importe l’appellation. Ce qui est loin d’être rassurant pour nos pauvres concitoyens qui ne savant pas à quoi s’en tenir. Et pourtant, le propre d’un virus, c’est de muter. Tous les scientifiques s’accordent là-dessus. Le terme renvoie plus à une question de virus qui aurait muté en fonction de son environnement de prédilection (sensibilités individuelles différentes, conditions de multiplication du virus au sein de l’organisme et les conditions climatiques notamment dans les pays froids ainsi que la densité de la population – qui sont des facteurs qui peuvent être la rapidité de la transmission du virus surtout dans un contexte de non-respect des mesures barrières et de faible taux de vaccination (prévention).

L’OMS préfère d’ailleurs désormais attribuer des lettres de l’alphabet grec (exemple Variant Delta) à la place des noms de pays, dans le but, entre autres, d’éviter les stigmatisations qui peuvent porter atteinte à l’image d’un pays donné. Avec le risque d’y perdre son latin.

En tout cas, les exemples d’Israël, des Etats Unis et de l’Angleterre qui ont misé sur la vaccination pour ouvrir leurs économies, sont là pour édifier sur les exemples à suivre. Si elle est correctement menée, la vaccination a indubitablement comme résultat de réduire de manière drastique les cas graves et les décès.
De plus, le débat inutile qui consiste à se demander si les vaccins déjà trouvés, sont efficaces contre les variants, n’est en réalité entretenu que par certains laboratoires pharmaceutiques qui ne voient là-dedans que des visées lucratives. Un laboratoire comme Pfizer pendant ce temps a pris l’option de produire des vaccins pour les enfants afin qu’ils ne soient plus en hibernation chez eux, de manière à aller vers l’éradication, étant entendu qu’ils ne tombent pas malades, mais transmettent le virus. A-t-on déjà entendu les Chinois parler de variants ? Assurément non. Et pourtant, il existe 4 à 6 candidats vaccins dont 2 pour le moment homologués.

On est au stade des ¼ d e finale de la Coupe d’Europe avec ses surprises notamment les éliminations de la France et de l’Allemagne, pays réputés en matière de football. Si la France a été sortie aux tirs aux buts après avoir été rejoint par la Suisse alors qu’elle dominait au score, la plus grande surprise a été la sortie de l’Allemagne, pays connu pour l’efficacité de ses joueurs de foot et leur mental. Des faits qui montrent que le football n’est plus qu’une affaire de notoriété ou d’équipes sur le papier, mais plutôt, un cocktail fait de coaching, d’organisation, de collectif mais surtout de concentration, de détermination et de mental. La France en a fait les frais en tombant très vite dans l’euphorie avec ses pseudos stars qui n’ont pas su mériter leur réputation en tombant dans l’orgueil ou le complexe de supériorité. L’Allemagne, elle, n’a pas démérité, elle est tombée sur une équipe anglaise pas flamboyante certes au début du tournoi, mais qui en voulait vraiment et qui s’est montrée efficace quand il le fallait.

Une leçon à retenir aussi est que les deux entraineurs ont en commun d’avoir duré à leur poste. Ce qui a amené à se demander s’ils n’ont pas été victimes d’une certaine usure ? Lôw a passé 15 ans à la tête de la sélection, tandis que Deschamps lui en a fait 12 ans. Des éliminations qui ne sont pas sans rappeler le cas du Sénégal battu en finale de coupe d’Afrique (1-0) face à l’Algérie qui n’était pas meilleure, mais plus déterminée avec un mental beaucoup plus fort. Le coaching d’Aliou Cissé n’avait pas aussi fait des émules. Mais avec des dirigeants comme Augustin Senghor et Matar Ba qui pensent que nos pelouses devraient être d’un niveau de qualité inférieur à celui de Liverpool et de Manchester, difficile d’avoir des ambitions et un mental plus fort ! Et dire qu’ils faisaient une comparaison entre… un club et un Etat !