NETTALI.COM – 10 ans de réclusion criminelle, c’est la peine requise par le maître des poursuites contre Ndiaga Diop, chauffeur de clando de son état. Il était attrait mercredi 7 avril 2021, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec effraction, usage d’arme et de véhicule.

Les faits remontent à courant janvier 2018. Ndiaga Diop a été interpellé au rond-point EMG après qu’un policier a décelé un comportement bizarre des deux personnes qu’il transportait. L’agent de la circulation somme alors le chauffeur d’ouvrir le coffre. Ce qu’il fit au moment où ses acolytes en profitent pour se fondre dans la nature. Et grande fut la surprise du policier d’y découvrir six moutons.

Interrogé, Ndiaga, chauffeur de clando de son état, soutient avoir été contrôlé par un policier qui lui a demandé les papiers de la voiture. « C’est pendant ce temps que Boulel et son ami Oumar sont descendus pour prendre la poudre d’escampette. J’ignorais qu’ils étaient des voleurs. Parce que je les ai embarqués entre Loul Sessène et Thiadiaye à l’aube », a-t-il expliqué pour se dédouaner. Poursuivant, il ajoute que son ami Boulel l’avait sollicité pour une course le dimanche. “Nous nous sommes ainsi entendus sur un montant de 50.000 F Cf. Je suis allé le chercher à l’aube pour qu’on se rende à Séras et c’est là que nous avons été interpellés vers 9 heures“, a encore dit le chauffeur de clando.

Sur l’origine des moutons, Ndiaga Diop déclare que Boulel lui a fait croire qu’il les a pris chez lui pour les déposer chez un de ses frères. Lors de l’audience, la présidente lui rappelle qu’il nie, mais qu’à l’enquête, il a reconnu les faits. Selon la juge, il avait confié que c’était leur troisième voyage et qu’au total 12 moutons avaient été déjà volés pour être vendus à un certain Ousmane à  Seras. Malgré ce rappel de la juge pour lui rafraîchir la mémoire, l’accusé campe sur sa position en continuant de battre en brèche les allégations qui lui sont imputées.

Dans son réquisitoire, le parquet a soutenu que Ndiaga Diop a reconnu être membre d’une bande qui opérait entre Thiadiaye, Sessène. Certes, il ne volait pas mais, se chargeait du transport du butin.

De l’avis du maître des poursuites, il a été constant avant de changer de version à la barre, déclarant ne pas connaître l’origine frauduleuse des bêtes. Le parquet a requis 10 ans de réclusion criminelle contre lui après avoir demandé de disqualifier le vol en recel.

La défense a toutefois estimé que Ndiaga Diop n’a pas participé au vol. Pour l’association de malfaiteurs, Me Aissatou Guèye indique qu’en l’absence de poursuites contre Oumar et Boulèle, cette infraction ne peut pas être retenue contre son client. Sur ce, la défense a requis l’acquittement.

L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 21 avril prochain.