NETTALI.COM – Le procès verbal d’enquête préliminaire de l’affaire Ousmane Sonko, qui s’est retrouvé sur la place publique alors que la personne incriminée n’est même pas encore été installée dans la procédure fait sortir de leurs gonds les puristes du droit. Selon eux, si cela a pu se faire, c’est parce qu’il y a violation du secret de l’enquête. Ce qui est réprimé par la loi.

Le professeur Samba Thiam, le Directeur de Institut des Droits de l’Homme et de la Paix,  par exemple, note qu’il a une violation du secret professionnel dans l’enquête pour viol  dans laquelle le leader de Pastef, Ousmane Sonko, est cité.  « Il y a l’article 363 du Code pénal qui prévoit la violation du secret professionnel comme étant une infraction. La sanction pourra être d’un à 6 mois sans préjudice de la peine d’amende », note l’avocat qui estime que les enquêteurs devaient protéger le procès verbal pour qu’il ne se retrouve pas dans la rue.

Il pense que les responsabilités devaient être situées. Pour lui, les enquêteurs, les avocats qui sont dans cette affaire et même le procureur devront être interrogés pour savoir d’où vient la fuite.

Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, la difficulté consistera à enquêter jusqu’à savoir d’où vient cette publication.