NETTALI.COM – L’ex épouse de  Mamadou Diop dit Diop Iseg  est dans de sales draps. Cueillie chez elle lundi matin par les gendarmes de la brigade de recherches, Aïssatou Seydi est accusée de s’être appropriée la maison de son ex en usant de faux. Elle a été déférée au parquet.

L’ex-épouse de Mamadou Diop, directeur de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), Aïssatou Seydi, a été cueillie, lundi dans la matinée, sur ordre du procureur de la République, par les enquêteurs de la Brigade de recherches de Faidherbe. Cette arrestation, selon nos informations, fait suite à une plainte que Mamadou Diop a déposée contre elle. Plainte relative à une maison sise à Sacré-Cœur dont elle soutient être la propriétaire. La dame aurait profité de la détention préventive de son ex mari pour une affaire de mœurs pour s’attribuer la demeure.

Selon des sources concordantes, lors de son face-à-face avec les enquêteurs qui a duré quelques tours d’horloge, elle a été incapable de prouver son innocence. Encore moins de dire comment elle a fait pour acquérir cette maison. D’après les interlocuteurs du quotidien EnQuête, lors de son audition sous le régime de la garde-à-vue, elle a confié qu’elle est actionnaire à l’Iseg, en tant qu’apporteur d’affaires. Ce qui lui a permis d’encaisser une partie de l’argent que génère l’école pour pouvoir se payer la villa. Cependant, les statuts de cette école ne prouveraient pas ses allégations.

Les gendarmes ont, en outre, voulu savoir comment la maison qui a été achetée par des chèques de l’Iseg, tracés et traçables avec des établissements financiers connus, a pu atterrir entre ses mains, de manière à ce qu’elle en revendique la propriété. Si cela a été possible, c’est parce qu’elle aurait usé de manœuvres pour récupérer la maison. Ainsi que semblent l’attester les investigations, recoupements et enquêtes des hommes de l’adjudant Niang. Il ressort en effet de leurs conclusions que la dame aurait agi par des manœuvres frauduleuses pour récupérer la maison. Elle aurait usé de faux, entre autres, pour parvenir à ses fins. Des pratiques qui lui valent ses déboires, renseignent nos interlocuteurs.

Au terme de sa période de garde-à-vue, elle a été déférée au parquet pour les faits de faux, usage de faux, escroquerie foncière, détournement, abus de biens sociaux.

Après son premier face-à-face avec le maitre des poursuites, dans l’après-midi, Aïssatou Seydi a fait l’objet d’un retour de parquet. Elle sera entendue une nouvelle fois ce mardi dans la matinée par le procureur. L’on nous signale que son dossier risque d’aller en instruction.