NETTALI.COM- Les travailleurs de l’hôpital régional de Ziguinchor sont très  remontés  contre leur directeur.  Ce mardi 22 décembre 2020, ils ont assiégé  son bureau.

Pour réclamer le paiement de leurs salaires et des indemnités, les travailleurs de l’hôpital de Ziguinchor ont pris d’assaut le bureau du directeur de la structure sanitaire. Selon Dr Diama Sakho, présidente de l’intersyndical des travailleurs de l’hôpital régional de Ziguinchor, ils ont organisé ce sit-in pour demander au directeur de prendre en considération leurs revendications qu’il méprise. « Aujourd’hui, c’est la frustration qui parle. C’est la frustration qui nous a amené à ce point. Comme le directeur n’est pas un interlocuteur avec qui on peut discuter, il comprendra que nous sommes prêts à aller jusqu’au bout », a-t-elle déclaré ; avant d’ajouter : « Cet hôpital fonctionne comme un dispensaire. Aucun service ne marche. Le personnel est resté deux mois sans recevoir les motivations. Il y a des arriérés pour l’achat du carburant et des retards de paiement des salaires. S’il est incapable, il n’a qu’à le dire. L’hôpital est plus malade que les malades. C’est une coquille vide. Le bloc ne marche pas, le personnel souffre le martyr. Tout le monde est frustré ».

Le directeur, Martial Coly, invité à réagir sur les accusations de l’intersyndical, a fait savoir que l’établissement sanitaire est confronté à des difficultés financières à cause de la pandémie du Coronavirus. Ce qui justifie les retards de paiements des salaires et des indemnités. « Quand il n’y a pas de recettes, il ne peut pas y avoir d’indemnisation. Il y a une diminution des recettes et des problèmes de recouvrement à cause de la maladie du coronavirus. Tout cela impacte sur la disponibilité des recettes pour pouvoir payer le personnel. Je leur ai dit si l’argent est là, ça ne pose aucun problème, qu’on paie et salaires et primes », dit-il.

Dans le même sillage, M. Coly rassure que depuis qu’il a été à la tête de cet hôpital, il cherche à améliorer les recettes. D’où la mise en place d’une production d’oxygène. Cette unité peut produire jusqu’à 67 millions de francs CFA au maximum et le minimum jusqu’à 53 millions de francs CFA par an. Ce qui, signale-t-il, permettrait de régler la situation.