NETTALI.COM  – Les Sénégalais ont intérêt à faire attention avec cette deuxième vague de contaminations au coronavirus. L’alerte vient de Dr Abdoulaye Bousso, directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires. 

Engagé depuis le début dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, Dr Abdoulaye Bousso était ce dimanche sur les ondes de la radio privée Sud fm. Et le directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) n’a pas été très rassurant. Il a été plutôt alarmiste. Dr Bousso a appelé les Sénégalais à se ressaisir.

Il est important aujourd’hui que nous nous ressaisissions. Cette deuxième vague, elle est déjà difficile avec le nombre de décès même si elle n’a pas encore atteint la première“, a laissé entendre Dr Bousso.

A en croire le chef du Centre des opérations d’urgence sanitaire du Sénégal (Cous), sans un vaccin efficace leurs efforts seront inutiles.
Mais il faut que nous fassions attention à ce que ça ne remonte pas, puisque cela va être, après, très très difficile à gérer. Si elle baisse, il faudra nous préparer à une troisième, une quatrième vague. Un vaccin efficace est nécessaire. Protégeons-nous, protégeons nos familles. La Covid sera encore là tant que la situation mondiale ne sera pas maîtrisée “, alerte-t-il.

Pour le Dr Abdoulaye Bousso, le retard des soins constitue pour eux un handicap dans la lutte contre la pandémie.

Aujourd’hui par exemple, nous avons eu 25 cas graves, lors de la première vague, nous étions à plus de 57 cas graves. Cela veut dire que nous n’avons pas encore atteint le pic de cas graves que nous avions mais la problématique, c’est essentiellement la gestion des cas graves. L’observation que nous avons c’est juste le retard de consultation. Nous avons, quand même, et ça je dois le reconnaître, des efforts à faire encore, dans la régulation, dans la coordination de pouvoir transférer assez rapidement les cas graves. Il y a des services de réanimation qui ont été allégés et qui avaient repris leurs activités normales“, renchérit-il.

Aujourd’hui, nous sommes en train de réactiver l’ensemble de ces services de réanimation parce qu’il y a d’autres patients graves qui existent. Donc, il va falloir augmenter la capacité des lits réservés Covid. Ce qui nous permettra de pouvoir continuer à prendre en charge les autres patients aussi graves qui continuent à arriver tous les jours“, détaille Dr Bousso. Non sans indiquer que le virus est plus agressif entre Saint-Louis et Matam, en ce qui concerne la deuxième vague qui s’est annoncée au Sénégal depuis quelques semaines.
Lors des 14 derniers jours, Dakar caracole en tête des 5 régions les plus infectées avec 800 cas, devant Saint-Louis, Matam, Thiès et Diourbel.

Enfin, l’invité de l’émission Objection de Sud fm lance un appel insistant aux Sénégalais. “Protégeons-nous, protégeons nos familles“, leur dit-il. Avant d’alerter : “La Covid-19 sera encore là tant que la situation mondiale n’est pas maîtrisée.”