NETTALI. COM – Le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar a renvoyé au lundi 23 novembre 2020, l’affaire opposant le collectif des parents d’élèves de l’école Dior à la direction de l’établissement.

Les parents d’élèves de l’école Dior sont déterminés. Ils ne sont pas dans les dispositions de verser un centime à l’école qui leur réclame le paiement des trois mois de fermeture des établissements publics et privés, au moment de la crise sanitaire de la Covid-19. Ces parents d’élèves avaient ainsi entamé la bataille judiciaire contre l’école. Mais le procès n’a pas eu lieu. Il a été renvoyé au 23 novembre 2020 sur demande du conseiller de l’école.

Avocat des parents d’élèves, Me Babacar Ndiaye estime que ces derniers ont raison de ne pas payer les trois demandés. Car, de l’avis de la robe noire, cette requête de l’école n’est fondée ni en droit en en fait. « Nous estimons que dès lors qu’il n’y a pas de prestations, il est normal qu’une procédure judiciaire soit initiée, tout paiement est la contrepartie d’une prestation », a déclaré l’avocat non sans déplorer le fait que l’établissement refuse de recevoir l’inscription de ces élèves et impose comme condition préalable le paiement des trois mois.

« La décision de l’école est injuste, raison pour laquelle ils ont estimé l’urgence et la nécessité de saisir le juge compétent », a plaidé l’avocat qui demande aux parents d’élèves de ne pas faire machine arrière. Il leur demande d’aller jusqu’au bout de la lutte puisque s’ils laissent ça passer, ils risquent d’assister dans le futur à ce que cette décision soit constitutive d’une jurisprudence inédite dans l’histoire du Sénégal.