NETTALI. COM – Le tribunal correctionnel de Dakar n’a pas tranché le différend opposant les héritiers de Serigne Khadir Mbacké à Dangote. Le juge qui devait rendre sa décision ce 19 novembre 2020, a plutôt ordonné un certain nombre de mesures.

Association de malfaiteurs, faux et usage de faux et entrave aux droits d’associés à participer aux assemblées générales, sont les faits pour lesquels Erick Haelterman, Astou Mbaye, El Hadj Aliko Dangoté et Roger Gold Smith ont été jugés, le jeudi 15 octobre 2020. Les héritiers de Khadir Mbacké réclamaient une provision de 5 milliards de FCfa en attendant de quantifier le préjudice après évaluation du patrimoine de Dangote Senegal.

Les conseils des prévenus avaient sollicité pour chacun des deux prévenus ayant comparu, 750 millions de francs CFA soit, un montant total de 1,5 milliard de francs CFA.

Cependant toutes les parties devront encore prendre leur mal en patience. Car, le jugement n’a pas été rendu. Le juge a plutôt ordonné la suspension des poursuites jusqu’à ce qu’intervienne une décision du Doyen des juges d’instruction. Le président de la première chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar a également ordonné la jonction des deux procédures.

Il s’agit de celle-ci qui a été plaidée le 15 octobre 2020. Mais également de la procédure initiée en 2017 contre Dangote. Les héritiers avaient servi deux citations contre Al Hadji Aliko Dangote, Roger God Smith et Lucas Erick Haelterman. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, entrave aux droits d’association, participation aux assemblées, faux et usage de faux, vol, escroquerie et complicité de ces faits.
Mais le juge correctionnel avait ordonné le sursis à statuer du fait de la procédure pendante au cabinet d’instruction.

C’est dire que Dangote fait l’objet de trois procédures pénales. Dans cette affaire qui devait être jugée, il est reproché aux prévenus d’avoir illégalement sorti Serigne Khadir Mbacké, décédé en 2010, de l’actionnariat de la société alors qu’il en disposait 10%. Les plaignants réclament, en guise de dommages et intérêts, la somme de 5 milliards de francs CFA.