NETTALI.COM – Ceux qui s’attendaient à voir Malick Gakou quitter l’opposition pour rallier le régime actuel peuvent prendre leur mal en patience. Interpellé ce mardi par la presse en marge de ses activités dans le cadre de la Fondation Maternité Solidaire, le leader du Grand parti (GP) a subtilement refusé de donner une réponse concernant son avenir politique, tout en promettant d’y répondre très prochainement.

Malick Gakou va-t-il rejoindre la mouvance présidentielle comme l’ont d’ores et déjà fait certains membres de l’opposition dont Idrissa Seck du parti Rewmi, Oumar Sarr de “l’Alliance Suqqali Sopi” ? En tout cas, la réponse à cette question qui brûle toutes les lèvres peine encore à être dévoilée.

En effet, devant le poste de santé El Hadji Ousmane Kaïra de Djidah Thiaroye Kaw où il a procédé ce mardi à la distribution de 2.500 kits d’accouchements, le boss du Grand parti a laissé planer le doute et a maintenu le suspens devant ses militants qui criaient à vive voix “démou niou”, nous n’irons pas rejoindre la mouvance présidentielle”.

Nous sommes dans un parti politique bien organisé et le message des jeunes est important. Leur point de vue compte. Mais je tiens à vous dire que je ne suis pas venu ici pour parler de politique“, a déclaré Malick Gakou.

Malgré l’insistance des journalistes qui veulent entendre un “Oui” ou un “Non”, le leader du Grand parti a gardé sa réponse pour lui.

Je connais très bien la réponse et j’ai pas peur de la donner. Mais, je ne peux être dans l’enceinte d’une maternité où les femmes sont en difficulté pour avoir une préoccupation politique. Je me peux pas me permettre là où j’aide les femmes à accoucher dans des conditions convenables que je puisse me lancer dans un débat de carrière politique“, a-t-il laissé entendre.

Avant de promettre de répondre à cette question au moment venu. ” Je vous inviterai dans un autre endroit pour parler politique“, promet-il.

Rappelons qu’à travers la Fondation Maternité Solidaire, Malick Gakou s’est engagé dans la lutte pour l’éradication de la mortalité infanto-juvénile mais également pour les femmes qui meurent en donnant la vie. Un phénomène qui tue au Sénégal plus de 3.000 femmes par année.