NETTALI.COM – En prison depuis le mois de juin 2020 pour prostitution clandestine et proxénétisme, Rangou et sa copine Aïssatou Ndiaye ont été entendues au fond, ce mercredi 28 juin 2020.  

Placées sous mandat de dépôt depuis le mois de juin pour  les chefs d’association de malfaiteurs, de proxénétisme, de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, de défaut de carnet sanitaire et de violation de l’état d’urgence, Rangou ou plus exactement Fatoumata Barry à l’état civil et son amie et co-inculpée A. Ndiaye ont finalement été entendues au fond, ce mercredi pour une audition initialement prévue pour le 14 octobre dernier. Les deux n’ont toutefois reconnu que la dernière prévention.

Les co-inculpées ont en effet contesté les faits de prostitution clandestine. Elles auraient fait savoir au juge du huitième cabinet d’instruction qu’elles n’ont pas besoin de carnet sanitaire, puisqu’elles ne sont pas des prostituées. Rangou et A. Ndiaye ont tour à tour réfuté l’association de malfaiteurs et le proxénétisme. Elles auraient confié être juste des amies et se rencontraient dans des soirées. C’est compte tenu de leur amitié, que l’ex-animatrice avait présenté, à son amie, un homme pour une relation amoureuse sans contrepartie financière. Un fait qui remonterait à deux ans.

A noter que les deux dames ont été inculpées avec 13 autres personnes dont 4 femmes et 9 hommes. Le juge a retenu contre eux les chefs d’association de malfaiteurs et violation de l’état d’urgence. Cependant, ces derniers qui ont déjà été  auditionnés depuis la semaine du 14 octobre, ont été placés sous contrôle judiciaire.

Les conseils de Rangou et A. Ndiaye veulent faire bénéficier des mêmes conditions, leurs clientes. Ils comptent ainsi déposer des demandes de liberté provisoire dès la semaine prochaine.

Une demande qui va d’ailleurs être la seconde demande pour l’ex-animatrice, la première ayant été rejetée par le juge d’instruction, puis confirmée par la Chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar. Pour rappel, Rangou a été arrêtée à la suite d’une publication d’un « yendou party », qu’elle voulait organiser durant la période de l’état d’urgence, liée à la pandémie de la Covi-19.