NETTALI.COM- En matière de licence de pêche, le Sénégal n’a nullement signé de convention avec la Chine ou la Russie. La précision est du ministre Alioune Ndoye.

« Le Sénégal a des conventions de pêche avec l’Union européenne. Nous autorisons à cette union de pêcher 10 tonnes d’espèces thonidés aux larges que nos pêcheurs n’atteignent pas. C’est un quota défini par une organisation internationale dans laquelle nous avons cette possibilité et 1750 tonnes de merlus. Voilà ce que recouvre l’accord que nous avons avec l’Union européenne », a dévoilé le ministre Alioune Ndoye à l’émission Jury du dimanche. A l’en croire, la Mauritanie nous donne 5 fois plus en terme d’autorisation de pêche dans leur zone. Il a aussi cité le Cap-Vert, la Guinée Bissau, la Sierra-Léone et la Gambie. « Voilà les pays avec lesquels nous traitons », renseigne Alioune Ndoye. En revanche, il affirme qu’il n’y a pas de convention avec la Chine, ni avec la Russie.

Quid de la demande des acteurs de la pêche qui réclament la publication de la liste des bénéficiaires des licences, le ministre déclare qu’il n’est pas là pour répondre à des injonctions de gens qui ne lui ont pas donné de mission. Parce qu’accuse-t-il, « ceux qui me le demandent aujourd’hui, ce sont des gens économiquement et financièrement intéressés ».

Puis, il ajoute : « rien ne m’empêche de publier la liste. Mais nous avons une politique à mener. Dans la convention qui tarde à être signée, nous allons même avoir un registre unique, dans lequel on aura toutes nos différentes flottes ». Il annonce avoir instruit un audit et qu’il y a déjà des appels à candidature qui sont faits pour cela.

Outre les licences de pêche, le ministre a fait état de la présence d’une flotte à peu près de 120 unités. Toutefois, il pense que le débat n’est pas sénégalo-sénégalais mais qu’il faut une organisation sous régionale forte basée à Dakar. A son avis, il nous faut également travailler ensemble pour la surveillance de nos eaux pour la lutte contre la pêche irrégulière que dénoncent les armateurs. « C’est beaucoup plus important. Je devrais être le meilleur partenaire de tous ceux que j’entends parler », conclut le ministre.