NETTALI.COM – Face à la recrudescence des cas importés de coronavirus enregistrés à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), un nouveau protocole sanitaire est mis en place. En effet, un arrêté du ministère de la Santé et de celui du Tourisme et des Transports aériens qui exige le test négatif avant l’embarquement pour Dakar va entrer en vigueur à partir du 1er novembre prochain.

Malgré la tendance baissière des cas positifs, la courbe des cas importés commence à inquiéter au Sénégal. Et ne pas y remédier pourrait être fatal.

Ainsi, pour ce qui est des conditions sanitaires d’entrée sur le territoire sénégalais, le site de l’Ambassade de France a signalé à l’attention des passagers, qu’à partir du 1er novembre 2020, un test Covid négatif sera exigé à l’embarquement pour Dakar. Et il ne sera plus possible de se faire tester à l’arrivée à Dakar.

” Un test RT-PCR Covid-19 négatif, datant de moins de sept jours à compter de la date de rendu des résultats délivrés par un laboratoire situé dans l’Etat où le passager a commencé le voyage, et figurant sur la liste des laboratoires agréés par cet Etat ou par un organisme sanitaire international reconnu par les Autorités sanitaires compétentes du pays d’origine ou de départ, est requis, pour tout passager embarquant pour un aéroport du Sénégal, d’après la circulaire 1723, datée du 13 octobre 2020, du ministère sénégalais du tourisme et des transports aériens, modifiant les conditions d’entrée sur le territoire sénégalais, à partir du 1er novembre 2020“, peut-on lire sur le site de l’Ambassade de France.

Une mesure prise pour stopper les cas importés répertoriés alors que le Sénégal connaît une tendance baissière.

Plus qu’inquiète, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, la directrice de la Santé, insistait dernièrement sur le respect dudit protocole, regrettant “qu’il y ait toujours quelques passagers qui arrivent à passer entre les mailles du filet.” C’est pourquoi, rapportait-elle, “d’un commun accord avec tous les acteurs de l’aviation civile, nous sommes en train de faire des pieds et des mains pour que ces personnes soient bloquées. Parce que, le problème du Sénégal, au mois de mars, ça venait d’un cas importé, qui a eu une contamination locale puis une grande transmission communautaire“.