NETTALI. COM- Le Directeur général de la Sonatel est formel. Invité du Jury du dimanche, Sékou Dramé met les points sur les « I » par rapport à ce qui concerne la souveraineté numérique. Il a carrément fait savoir que celle-ci a toujours existé au Sénégal.

« Ce qui est fait dans le cadre législatif et réglementaire, c’est que la souveraineté numérique n’a jamais été perdu par le Sénégal ». La précision est du Directeur général de Sonatel.

Sékou Dramé qui s’exprimait sur Iradio renseigne par rapport à la souveraineté numérique que l’Etat du Sénégal a eu à cœur de rester présent dans le secteur, a eu à cœur d’accompagner l’ouverture de la concurrence. Mais, ajoute-t-il, en plus des textes législatifs, l’Etat a mis une autorité chargée de contrôler tout cela. « Au niveau de la Sonatel, nous avons à cœur d’avoir la maitrise de nos infrastructures mais également du savoir-faire pour assumer pleinement nos responsabilités et la délégation du service public que l’Etat a donnée », martèle-t-il.

M. Dramé de souligner que la Sonatel, dans le cadre de la mise en place des infrastructures, a posé un jalon avec le Data Center. Puisque les enjeux, la localisation des données n’est pas que cela. « Je pense qu’aujourd’hui, nos Etats en ont pris conscience. On voit l’évolution des différentes législations qui font que, de plus en plus, cette souveraineté numérique est exprimée par nos Etats avec, peut-être des contraintes de localisation. C’est dans ce sens que le Data Center que nous avons mis en place à Rufisque est un outil qui devrait le permettre. Nous voyons cela avec les banques qui nous sollicitent, dans le cadre de leur mise en conformité, pour pouvoir héberger leur donnée dans ce Data Center », dit-il.

« Nos données nos jamais étaient à l’étranger »

S’agissant des données personnelles,  le Dg de Sonatel a, aussi, été précis dans ses réponses. « Nos données nos jamais étaient à l’étranger en ce qui concerne les données Sonatel. Elles n’ont jamais été en dehors des pays concernés. Parce que la législation qui s’impose aux opérateurs de télécommunications sont contraignantes et ne date pas de la récente législation sur les données personnelles. La nouveauté est que nous avons mis en place un outil qui permet aux organismes d’aller dans ce sens » précise-t-il

Pour lui,  cette souveraineté numérique, c’est peut-être au niveau de la valeur qui est créée en termes de contenu, en termes de service. « Aujourd’hui, nous nous rendons bien compte que cette valeur est concentrée en dehors de nos pays par des acteurs globaux. Et notre ambition également, est de pouvoir, dans le cadre de notre stratégie, de transformer en opérateur multiservice, de faire en sorte que cette valeur créée par le numérique soit créé dans nos pays et y reste au maximum », souhaite-t-il.