NETTALI.COM – Le collectif Sama Suuf Ma Yokk Sama Armeel, exige une extension du cimetière de Pikine.

Le collectif Sama Suuf Ma Yokk Sama Armeel, exige une extension du cimetière de Pikine. Ses membres l’ont fait savoir hier à travers un communiqué.

“Le Collectif pour la préservation de la forêt classée de Mbao, Sama Suuf Ma Yokk Sama Armeel, crie non à une énième agression de la forêt classée de Mbao ! Oui à l’extension du cimetière de Pikine ! Il existe assez d’espace pour élargir l’actuel cimetière et aménager un espace parking qui donne sur la route du Precol qui longe les Niayes de Pikine abusivement appelée Technopole’’, lit-on dans le document.

D’après la même source, cet espace et toute cette bande qui fait face aux Niayes “Technopole”, de l’autre côté de la route du Precol, sont déclassés de fait et de droit par le décret n°2010-998 en date du 2 août 2010.

En outre, les Pikinoises et les Pikinois indiquent, dans leur communiqué, qu’ils ont beaucoup de membres de leurs familles, leurs amis, leurs voisins dans ce cimetière et “ne veulent pas d’un autre espace’’. Ils veulent continuer à aller se recueillir et prier devant leurs sépultures. Ils veulent y avoir leur dernière demeure. “Des filles et des fils de Pikine, parmi les plus valeureux dans les domaines spirituel, politique, administratif, sportif, artistique, etc., reposent dans ce cimetière. On ne saurait ignorer ce lien affectif qui attache les Pikinoises et les Pikinois à Pikine et à son cimetière. C’est compte tenu de tout ce qui précède que le collectif Sama Suuf Ma Yokk Sama Armeel exige une extension du cimetière de Pikine’’, font-ils savoir.

Dans le même élan, la même source renseigne que le collectif demande un audit de cet espace et des mesures contre toutes les constructions “illégales’’, souvent érigées clandestinement.

Il invite ainsi le maire de la ville, Abdoulaye Thimbo, à écouter ses administrés et à “ne pas s’inscrire’’ dans une démarche antidémocratique. Pour arriver à ses fins, le collectif a prévu, après ce face-à-face avec la presse, de rencontrer les imams, les curés, les chefs de quartier, les “bàjjenu gox”, les associations, les autorités municipales, les autorités administratives et les populations. Ceci pour partager avec eux et organiser la mobilisation pour une extension du cimetière de Pikine.